À un peu plus de deux ans de l’élection présidentielle américaine de 2028, la question de l’après-Trump commence déjà à se poser. Si le président ne peut briguer un troisième mandat, deux noms se détachent déjà dans son entourage : son vice-président J.D. Vance et son secrétaire d’État Marco Rubio, rapporte TopTribune.
Alors que les élections de mi-mandat se profilent en novembre, l’échéance de 2028 se rapproche pour Donald Trump. En vertu de la Constitution, le président américain ne pourra pas se représenter, car le nombre de mandats présidentiels est limité à deux. Après avoir été le visage du Parti républicain pendant près de dix ans sous la bannière du « Make America Great Again », la question de son successeur se pose avec acuité.
Les Républicains doivent encore désigner leur candidat, mais Trump affiche déjà ses préférences. Lors d’une discussion avec son équipe, il aurait demandé : « J.D. ou Marco ? », pointant ainsi vers J.D. Vance et Marco Rubio, deux figures notables de son administration.
J.D. Vance, potentiel favori
J.D. Vance semble avoir l’avantage dans l’esprit de Trump. Âgé de 42 ans, Vance représente la nouvelle génération au sein du Parti républicain. Issu d’un milieu modeste à Middletown, Ohio, il a surmonté des obstacles liés à la pauvreté et à la toxicomanie. Ancien militaire devenu avocat, puis investisseur, il s’est tourné vers la politique, passant d’un scepticisme initial à un soutien massif pour Trump. Désigné comme vice-président en 2024, il incarne désormais l’héritage du trumpisme, avec des positions fermes sur l’immigration et une forte adhésion au programme « America First ».
Marco Rubio, l’allié stratégique
Marco Rubio, 55 ans, ancien adversaire de Trump, est un autre prétendant évident. Fils d’immigrés cubains, il est une figure bien connue du Parti républicain. Bien qu’il ait été critique durant la primaire de 2016, Rubio s’est rapproché de Trump et s’est imposé comme un fervent soutien au Sénat, particulièrement sur les questions de politique étrangère. Ses positions tranchées contre la Chine, l’Iran, la Russie et le Venezuela en font une voix influente au sein du camp trumpiste, avec une approche plus consensuelle que celle de Vance, malgré des convictions conservatrices marquées sur l’immigration.
Des visions distinctes sur la politique étrangère
Toutefois, Vance et Rubio se distinguent par leurs approches en matière de politique étrangère. Vance adopte une ligne isolationniste, favorisant la revitalisation économique des États-Unis et un désengagement militaire. À l’opposé, Rubio défend une position interventionniste, se posant en leader dans le combat contre l’Iran.
Cependant, d’autres candidats pourraient émerger au cours des prochains mois en guise de préparation aux élections. Trump lui-même n’avait réellement pris de l’importance qu’un peu plus d’un an avant le scrutin de 2016. Tous les prétendants doivent d’abord passer par les primaires républicaines pour espérer représenter leur parti à la Maison-Blanche.