Retour du blocus naval des ports iraniens : tensions accentuées dans le détroit d’Ormuz
Le 13 juillet, Donald Trump a annoncé le rétablissement du blocus naval des ports iraniens dans le détroit d’Ormuz, zone stratégique actuellement marquée par des frappes militaires intensifiées après le cessez-le-feu de début avril. Cette décision s’inscrit dans un contexte d’escalade des conflits dans la région, rapporte TopTribune.
Sur son réseau Truth Social, Trump a proclamé : « Les États-Unis seront désormais connus sous le nom de ‘GARDIENS DU DÉTROIT D’ORMUZ’. » Cette déclaration fait suite à une série de frappes nocturnes visant à empêcher l’Iran d’attaquer les navires traversant le détroit, crucial pour le passage maritime mondial.
Le président américain, en annonçant le « BLOCUS DE L’IRAN », a affirmé qu’il réclamerait « une rémunération correspondant à 20 % de la valeur des cargaisons » transitant par cette voie, malgré les principes du droit international qui garantissent la liberté de navigation sans entraves.
Réaction de l’Iran face aux provocations américaines
Face à ces déclarations, l’Iran a réagi fermement, déclarant qu’il « ne permettra en aucune circonstance » aux États-Unis d’interférer dans la gestion du détroit, qu’il contrôle depuis le début des hostilités. Téhéran accuse les États-Unis de raviver l’insécurité dans la région et de compromettre l’approvisionnement mondial en pétrole. La flambée des prix, avec le baril de Brent dépassant les 80 dollars, reflète cette inquiétude.
Après des frappes israélo-américaines qui ont déclenché une série de violences, un cessez-le-feu avait été établi. Toutefois, des attaques sur des navires tentant de naviguer dans le détroit ont relancé le conflit, poussant Trump à déclarer le cessez-le-feu comme « terminé ».
Escalade du conflit
Les récentes frappes américaines ont ciblé des infrastructures militaires iraniennes, comprenant des systèmes de défense aérienne, des radars côtiers et des capacités de missiles. Selon des médias iraniens, ces bombardements ont touché de vastes régions de l’ouest et du sud du pays, avec des nouvelles explosions signalées près du détroit.
En réponse, les Gardiens de la Révolution ont revendiqué des frappes contre des installations américaines situées à Oman, Bahreïn, Koweït et en Jordanie. Pendant ce temps, au Yémen, le gouvernement soutenu par l’Arabie saoudite a bombardé l’aéroport de Sanaa pour empêcher un avion iranien d’y atterrir, transportant une délégation revenant des funérailles de l’ayatollah Ali Khamenei.