Des singes comme animaux de compagnie chez les légionnaires romains d'Égypte au Ier siècle

Des singes comme animaux de compagnie chez les légionnaires romains d’Égypte au Ier siècle

09.12.2025 22:07
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Des officiers de l’Empire romain avaient des singes de compagnie, selon une étude récente.

Dans l’ancien port égyptien de Bérénice, sur la côte de la mer Rouge, des guerriers romains promenaient souvent leurs singes de compagnie durant le premier siècle après J.-C. Une nouvelle étude révèle que ces macaques, traités avec affection, étaient un luxe exemplaire du statut économique de leurs propriétaires, rapporte TopTribune.

Les restes de près de quarante primates asiatiques ont été découverts dans le cimetière animalier du port, selon une étude publiée dans le Journal of Roman Archaeology. Ces singes, datés des Ier et IIe siècles de notre ère, auraient appartenu à une communauté d’élites romaines, suggérant un lien fort entre ces animaux et le statut social de leurs maîtres.

Les primates découverts à Bérénice, tels que les macaques rhésus et les macaques à bonnet, provenaient soit du sud de l’Inde, soit de la vallée de l’Indus. Leur importation depuis ces régions représentait un signe ostentatoire de luxe et d’exotisme, renforçant le pouvoir économique de leurs propriétaires au sein de l’Empire romain.

Des compagnons privilégiés

Les fouilles archéologiques ont montré que ces singes étaient réellement appréciés par leurs maîtres. Dans une sépulture, un singe a été retrouvé près de restes de porcelet, partageant ainsi son lieu de repos avec des objets de valeur, tels que de grands coquillages et des morceaux de tissu, confirmant leur statut privilégié, soulignent les chercheurs. Un autre singe a été enterré avec un chiot et un chaton, tandis qu’une autre sépulture contenait une pierre tombale semblable à celles utilisées pour les humains.

Les scientifiques suspectent que ces objets étaient des jouets pour les singes, destinés à les accompagner dans l’au-delà. Cette coutume est corroborée par les écrits du naturaliste Pline l’Ancien, qui notait que les Romains appliquaient un certain « statut semi-humain » aux primates, même dans leurs pratiques funéraires.

Cependant, bien que chéris, les singes souffraient parfois de malnutrition. Malgré cela, la possession d’un singe était considérée comme un symbole de statut social. Un chercheur a précisé que « posséder un singe constituait un signe distinctif d’une place privilégiée dans la société locale ».

À Bérénice, le macaque asiatiques demeurait un symbole d’élévation sociale. Les archéologues concluent qu’« une personne avec un macaque indien en laisse était perçue comme un explorateur de terres exotiques », soulignant ainsi que le macaque était bien plus qu’un simple animal de compagnie, mais un véritable marqueur d’identité sociale dans le contexte romain globalisé.

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