Des hackers liés à la Russie attaquent les systèmes municipaux de Berlin
Des hackers liés à la Russie attaquent les systèmes municipaux de Berlin

Des hackers liés à la Russie attaquent les systèmes municipaux de Berlin

31.08.2026 20:25
3 min de lecture

Les systèmes numériques de la ville de Berlin ont été infiltrés par des hackers liés à la Russie, qui affirment avoir dérobé des données et réclament une rançon d’environ 30 bitcoins, soit près de deux millions d’euros. Les autorités allemandes ont refusé de payer et ont lancé une enquête, tandis que plusieurs services municipaux ont dû isoler temporairement leurs réseaux, rapporte TopTribune.

Une intrusion suivie d’une demande de rançon

L’attaque a été révélée le 28 août 2026 par plusieurs médias. Le groupe Rhysida, présenté comme lié à la Russie, a revendiqué l’opération. Les hackers affirment avoir extrait 5,79 téraoctets de données appartenant aux services de la capitale allemande.

Le groupe demande à la municipalité de verser environ 30 bitcoins. Il menace, à défaut de paiement, de commencer dans un délai de sept jours un ​​enchère de données volées. Les informations concernées pourraient comprendre des contrats, des dossiers liés aux personnels municipaux ainsi que des données personnelles sensibles. À ce stade, les autorités n’ont pas confirmé publiquement l’intégralité du contenu dérobé.

Le maire de Berlin, Kai Wegner, a déclaré que la ville ne verserait pas la rançon. Les forces de l’ordre et les services de renseignement travaillent au ​​enquête sur la cyberattaque, ainsi qu’à l’évaluation des systèmes touchés et des informations auxquelles les assaillants ont pu accéder.

Plusieurs services municipaux affectés

L’intrusion a entraîné la coupure temporaire des réseaux de plusieurs départements de la ville. Parmi les services concernés figure celui qui traite les aides au logement. Cette interruption a limité l’accès à certains outils numériques utilisés par l’administration, sans que la source ne précise la durée exacte des perturbations ni le calendrier complet de leur rétablissement.

Les autorités ont également identifié des fuites dans les services chargés des transports et de l’environnement. Ces deux administrations figurent parmi les secteurs où des traces d’accès ou de transfert de données ont été relevées. Les investigations doivent encore déterminer la nature précise des fichiers concernés, leur volume et le périmètre de l’exfiltration.

La municipalité assure en revanche que l’infrastructure informatique prévue pour les prochaines élections municipales n’a pas été compromise. Les systèmes électoraux ne feraient donc pas partie des réseaux affectés par l’attaque, selon les informations communiquées par les autorités berlinoises.

Le groupe Rhysida au centre des investigations

La revendication de Rhysida constitue pour l’instant l’élément public principal permettant d’attribuer l’opération. Le groupe est décrit dans les informations disponibles comme une organisation de hackers liée à la Russie. Cette qualification ne constitue pas, à elle seule, une preuve publique d’une implication directe des autorités russes dans l’attaque contre Berlin.

Les hackers ont associé leur demande de rançon à la menace de publier les données sur une plateforme d’enchères. Cette méthode vise à exercer une pression sur la cible en annonçant la diffusion progressive de fichiers présentés comme volés. La ville de Berlin doit désormais vérifier les données effectivement copiées, identifier les personnes potentiellement concernées et sécuriser les accès encore exposés.

La revendication intervient dans un ensemble plus large de préoccupations allemandes concernant les attaques contre les administrations et les infrastructures numériques. Dans le cas de Berlin, les éléments confirmés portent sur l’infiltration de réseaux municipaux, la demande financière, les perturbations de plusieurs services et la détection de fuites dans les domaines des transports et de l’environnement.

Les autorités privilégient l’enquête et la sécurisation

Le refus de payer la rançon annoncé par Kai Wegner place l’enquête technique au premier plan. Les services compétents doivent établir le mode d’accès aux systèmes, la période pendant laquelle les hackers ont pu circuler dans les réseaux et les mesures nécessaires pour empêcher une nouvelle intrusion.

Les équipes municipales doivent aussi examiner les conséquences administratives d’une éventuelle publication des fichiers. Les contrats, documents internes, dossiers de personnels et informations personnelles mentionnés dans la revendication ne présentent pas tous le même niveau de sensibilité. Leur vérification est nécessaire avant toute confirmation concernant les données réellement compromises.

La ville n’a pas indiqué que les élections municipales seraient perturbées. Elle affirme au contraire que l’infrastructure dédiée au scrutin n’a pas été touchée. Les services municipaux concernés par les coupures et les fuites restent au centre des opérations de contrôle et de rétablissement menées par les autorités allemandes.

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