Controverse au congrès du Rassemblement national : des contrôles de sécurité sur les femmes
Des accusations préoccupantes émergent concernant le congrès du Rassemblement national (RN) à Orléans, où des agents de sécurité auraient reçu l’ordre de vérifier si les femmes portaient un soutien-gorge avant d’accéder à l’événement. Plusieurs personnes responsables des contrôles d’accès ont confirmé ces affirmations, suscitant l’indignation parmi les observateurs, rapporte TopTribune.
D’après les témoignages recueillis, certains agents auraient effectivement vérifié la présence de soutiens-gorge sur les femmes, afin d’éviter l’intrusion de militantes du mouvement Femen, connues pour leurs manifestations seins nus. Une journaliste de L’Express, présente sur place, a relaté que « les agents glissent une main dans le dos des femmes pour savoir si vous portez un soutif. »
Cette pratique a été corroborée par d’autres journalistes, notamment de France Inter et de Rapporteur, qui ont également été témoins des contrôles. Selon Le Parisien, le service d’ordre, dénommé « département protection sécurité », appliquait ces mesures préventives en réponse à des inquiétudes concernant des manifestations potentielles des Femen.
Sur le réseau social X, la députée du RN du Var, Laure Lavalette, a fermement démenti ces accusations, déclarant que la journaliste de L’Express « racontait n’importe quoi ». Toutefois, une consœur de France Inter a indiqué que ce type de contrôle n’était pas inédit lorsque des rassemblements du RN se déroulent. En septembre, lors d’une réunion publique de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont, deux militantes sans soutien-gorge auraient été contraintes de prouver qu’elles n’avaient pas de tatouages sur leur corps dans les toilettes.
Ce week-end, Jordan Bardella a été largement réélu à la présidence du RN avec 98,98 % des voix, malgré les accusations d’antisémitisme qui l’entourent. Marine Le Pen est également attendue à Orléans pour son premier grand discours de campagne, dans un cadre marqué par une forte présence policière, avec 3.000 agents mobilisés pour assurer la sécurité des participants. Malgré cela, entre 13.000 et 26.000 personnes ont manifesté pacifiquement samedi, bien que des rassemblements soient interdits ce dimanche.
