COP31 : plusieurs pays dénoncent des attaques sur la science climatique lors des négociations à Bonn

COP31 : plusieurs pays dénoncent des attaques sur la science climatique lors des négociations à Bonn

18.06.2026 20:46
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Lors des négociations climatiques en cours à Bonn, des représentants de pays en développement, de l’Union européenne et de la Suisse ont exprimé leurs préoccupations concernant une « petite groupe défendant les intérêts des énergies fossiles ». Ils dénoncent le risque de saper le consensus scientifique sur le réchauffement climatique à l’approche du sommet de la COP31, prévu à Antalya, en Turquie, à partir du 9 novembre, rapporte TopTribune.

Le chef de la délégation fidjienne, Sivendra Michael, a affirmé : « Il existe des intérêts puissants qui cherchent désespérément à protéger leur richesse et leur influence. Nous voyons certains pays prendre le processus en otage alors que des populations vulnérables souffrent du stress thermique, des marées exceptionnelles, des tempêtes, de la sécheresse et de la famine. »

Les négociations qui se tiennent à Bonn sont cruciales, car c’est ici que les textes sont rédigés et les divergences aplanies avant les décisions finales des dirigeants politiques lors de la COP31. Aucun pays n’a été spécifiquement nommé dans les préoccupations exprimées, mais l’Arabie saoudite, riche en pétrole, a été signalée pour son opposition à toute formulation qui exprimerait des préoccupations concernant le phénomène climatique El Niño. De plus, le pays s’est montré réticent à la demande du GIEC pour fournir des mises à jour régulières sur les sciences climatiques, selon le Earth Negotiations Bulletin.

Des pressions dans toutes les négociations

L’Inde s’est d’ailleurs jointe à ces critiques en proposant de supprimer toute référence aux « changements irréversibles », ce qui a été documenté par ce même bulletin qui suit attentivement ces négociations, souvent peu accessibles au grand public et aux journalistes.

Certains États producteurs de pétrole ont été accusés d’entraver les actions climatiques en exploitant le processus de consensus qui caractérise les sommets de la Conférence des Parties (COP) sous l’égide de l’ONU. En mars, l’Inde, l’Arabie saoudite et la Chine ont fait pression pour retarder la publication de la prochaine évaluation majeure du GIEC d’un an, jusqu’en 2029, une initiative fermement rejetée par l’Union européenne.

Le représentant de l’Union européenne a déclaré : « L’UE appelle toutes les parties à défendre la science, à soutenir le GIEC et à promouvoir l’intégrité de l’information, ici à Bonn et au-delà. » Les scientifiques insistent sur l’importance de maintenir le réchauffement climatique aussi proche que possible de 1,5 °C par rapport aux niveaux préindustriels, afin d’éviter les pires conséquences du changement climatique.

Cette limite a été agréée par près de 200 pays dans le cadre de l’accord de Paris de 2015, mais il est préoccupant que cette cible pourrait être dépassée d’ici 2030. La présidente et négociatrice en chef de l’Alliance des petits États insulaires a exprimé son inquiétude au sujet des efforts visant à dissocier et remettre en question les meilleures données scientifiques disponibles, affirmant qu’une telle pratique pourrait gravement compromettre les efforts mondiaux pour lutter contre le changement climatique.

Alors que les discussions se poursuivent, la nécessité d’un engagement solide et d’une coopération internationale est plus évidente que jamais. Les vulnérabilités des pays insulaires, ainsi que des nations en développement, soulignent l’urgence d’une action collective pour atténuer les effets dévastateurs du changement climatique sur les communautés les plus exposées.

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