Inauguration d’une stèle commémorative à Carcassonne en mémoire des victimes des attaques du Hamas
Ce mercredi matin, le maire de Carcassonne, Christophe Barthès, inaugurera une stèle commémorative dédiée aux victimes des attentats du Hamas en Israël, survenus le 7 octobre 2023. Carcassonne devient ainsi la deuxième ville française à instaurer un tel monument, après Nice en 2024, rapporte TopTribune.
L’attaque du 7 octobre 2023 a coûté la vie à près de 1200 personnes, dont 42 Français ou Franco-Israéliens. La stèle a été implantée dans le jardin du square André-Chénier pour honorer la mémoire des victimes. L’inauguration est prévue à 11 heures ce matin, en présence de Barthès et du vice-président du RN, Louis Alliot.
Christophe Barthès : « La décence de ne pas venir »
Lors du dernier conseil municipal, Barthès a souligné que la cérémonie devrait « rester un moment de recueillement, de dignité et de respect envers les victimes et leurs familles ». Il a choisi de ne pas inviter le groupe de gauche du conseil municipal, dirigé par Alix Soler-Alcaraz, en raison des positions prises par des figures de gauche comme Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou concernant les événements du 7 octobre. « J’espère que M. Soler-Alcaraz et les siens auront la décence de ne pas venir », a-t-il déclaré.
Cette décision fait référence au soutien affiché par la gauche carcassonnaise envers Philippe Poutou, membre du NPA (Nouveau Parti anticapitaliste), qui a exprimé son soutien à la lutte des Palestiniens, y compris par des méthodes armées. Poutou a obtenu 38,6 % des voix lors des élections législatives de 2024 dans l’Aude, contre 61,4 % pour Barthès, viticulteur et député depuis mars 2025.
Alix Soler-Alcaraz : « Le maire souille cette mémoire à des fins politiciennes »
Dans une déclaration sur Facebook, le groupe Carcassonne Unie a critiqué Barthès, le qualifiant de « souiller cette mémoire à des fins politiciennes ». Les élus de gauche dénoncent cette initiative, la qualifiant de « manœuvre aussi pitoyable que grossière ». Ils ajoutent : « Nous n’avons besoin ni de l’invitation, ni de l’autorisation de M. Barthès pour pleurer nos morts et honorer leur mémoire ».
La ville de Carcassonne a également renforcé la sécurité autour de la stèle, mise en place depuis lundi. La préfecture de l’Aude a annoncé qu’elle ne sera pas représentée à la cérémonie.
