Canicule : les syndicats exigent des grèves pour protéger les conditions de travail des enseignants

Canicule : les syndicats exigent des grèves pour protéger les conditions de travail des enseignants

25.06.2026 17:46
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Une intersyndicale de l’Éducation nationale dénonce des « conditions de travail inacceptables » et appelle les enseignants à « user de leur droit de grève là où cela est nécessaire », rapporte TopTribune. Dans un communiqué commun, la FSU, le SE-Unsa, la FNEC FP FO, la CFDT, la CGT, le Snalc et SUD alertent sur le risque que la santé des personnels et des élèves soit mise en danger, pointant du doigt la « responsabilité » du ministre de l’Éducation et du gouvernement.

Les syndicats dénoncent une « impréparation manifeste » face à des événements climatiques jugés « prévisibles ». Ils reçoivent de plus en plus d’alertes de la part de leurs collègues concernant les conditions de leur travail, notamment des malaises signalés par des enseignants, une augmentation des passages à l’infirmerie et aux urgences, ainsi qu’une montée de fiches de santé et sécurité au travail (SST).

Face à l’aggravation de la situation et à l’inaction du gouvernement, les syndicats ont décidé de déposer des préavis de grève. Ils incitent les personnels à mobiliser les dispositifs existants, comme les fiches SST et le droit de retrait en cas de danger grave et imminent, pour protester contre l’absence d’amélioration de leurs conditions de travail et exiger les moyens nécessaires.

Les oraux du bac perturbés

En conséquence, environ 3.500 établissements scolaires sont fermés ce jeudi, et 10.000 ont modifié leurs horaires d’ouverture, comme l’indique le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, lors d’une intervention sur France 2. Les examens ont également dû être adaptés pour tenir compte des conditions climatiques extrêmes. L’épreuve de français du brevet est maintenue pour vendredi, bien qu’avec des aménagements, y compris des pauses supplémentaires.

Pour le baccalauréat, environ 10.000 candidats aux oraux anticipés de français et au grand oral, sur un total de 120.000 à 130.000 chaque jour, ont vu leurs examens décalés cette semaine. À Nantes, un collectif d’examinateurs a décidé de faire grève, exprimant leur mécontentement vis-à-vis du silence du Rectorat face à leurs signalements au sujet des conditions d’organisation des épreuves de la session 2025.

Le ministre rappelle que, selon le plan de gestion des vagues de chaleur publié fin mai, la fermeture des établissements scolaires doit rester un « dernier recours » lorsque la sécurité ne peut être garantie. Afin d’assurer la sécurité des élèves et du personnel, Édouard Geffray a souligné qu’il ne serait pas favorable, à ce stade, à un seuil de température fixe, en raison de la diversité des conditions locales dans les établissements. Il a également réaffirmé qu’il n’était pas responsable des infrastructures scolaires, qui relèvent des collectivités locales.

Alors que la France fait face à des températures extrêmes, ces événements soulèvent des préoccupations non seulement sur les conditions météorologiques, mais aussi sur la réponse institutionnelle aux crises climatiques prévisibles. Les syndicats continuent d’insister pour que le gouvernement prenne des mesures immédiates pour garantir la sécurité et le bien-être des élèves et du personnel éducatif lors des épisodes de chaleur intense.

Il est indispensable que des solutions durables et efficaces soient mises en place pour éviter de telles situations à l’avenir. Les enseignants et le personnel éducatif méritent un environnement de travail sûr, où leur santé et celle des élèves sont pleinement protégées. À travers cette crise, la réponse des autorités sera cruciale pour restaurer la confiance et assurer des conditions de travail adéquates, essentielles à l’éducation.

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