Adoption du Projet de loi pour le financement de la Sécurité sociale à l’Assemblée
Le 9 décembre 2025, le Projet de loi pour le financement de la Sécurité sociale (PLFSS) a été adopté par l’Assemblée nationale avec un score serré de 247 voix pour et 234 contre, en plus de 93 abstentions, rapporte TopTribune.
Cette adoption marque une étape clé dans le processus législatif, bien que le texte doive encore être discuté au sein du Parlement. Le soutien des principaux groupes gouvernementaux tels que Ensemble pour la République (Renaissance) et le MoDem a été déterminant, avec des députés de ces partis votant à l’unanimité pour le projet.
«Ce texte n’est pas le nôtre», a déclaré Pierre Cazeneuve de Renaissance, tout en exprimant des réserves quant à un déficit prévisionnel de 19,4 milliards d’euros. Néanmoins, il a justifié le soutien au texte par «sens de l’État et de l’intérêt général».
Les abstentions et les raisons derrière
Du côté des Républicains, une majorité des députés se sont abstenus, suivant la directive de Laurent Wauquiez, bien que 18 aient voté en faveur du projet. Justine Gruet (LR) a souligné que «l’absence de budget conduirait à laisser dériver nos comptes sociaux et à priver nos hôpitaux de moyens supplémentaires».
Tandis que le groupe Horizons a également choisi de s’abstenir, Paul Christophe a critiqué le budget comme étant «socialement injuste» et a dénoncé la suspension de la réforme des retraites.
Les écologistes ont pour leur part exprimé des réserves, avec Cyrielle Chatelain annonçant une abstention majoritaire au sein de son groupe, même si certains députés ont voté contre.
Le rejet du budget par l’opposition
Le Rassemblement national a voté à l’unanimité contre le texte, le qualifiant de «socialement injuste et économiquement délétère». Leur député, Christophe Bentz, a souligné que «s’abstenir c’est voter pour», justifiant ainsi leur vote défavorable.
De plus, les députés de La France Insoumise ont également rejeté le projet, accusant les députés favorables d’être «complices». Hadrien Clouet a averti que leur vote allait entraîner une hausse des coûts de soins pour les citoyens.
Dans un contexte où les débats autour de la Sécurité sociale sont cruciaux, cette adoption du PLFSS témoigne des tensions existantes au sein du paysage politique français et des enjeux économiques à venir.