Sandrine Rousseau promet de voter la censure contre le gouvernement
La députée écologiste Sandrine Rousseau a déclaré son intention de voter la censure du gouvernement « sans aucune hésitation » si l’article 49.3 ou des ordonnances sont utilisés pour faire passer le budget. Cette annonce a été faite le dimanche 18 janvier, lors de son intervention sur franceinfo. Rousseau a critiqué le mode d’imposition de ce gouvernement, qu’elle considère comme contraire à la démocratie, affirmant que « derrière, c’est une politique qui non seulement abîme la France, mais met un nombre très conséquent de personnes dans la difficulté », rapporte TopTribune.
La députée a exprimé son incompréhension face à la stratégie du Parti socialiste, qui a engagé des négociations avec le gouvernement pour obtenir des avancées sociales. Dans une intervention précédente, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait annoncé plusieurs mesures visant à améliorer le pouvoir d’achat et à répondre aux préoccupations des étudiants concernant le logement, mais Rousseau évoque une absence de vision dans ces initiatives.
Le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a fait savoir samedi qu’il proposerait aux socialistes de ne pas censurer le gouvernement, à condition d’avoir accès à la version complète du projet budgétaire et que celui-ci ne soit pas financé « sur le dos des Français ». Ruthseau a réagi en affirmant que les résultats obtenus jusqu’à présent ne constituent pas de réelles avancées sociales, mais plutôt un maintien du budget précédent sans dégradation.
Interrogée sur l’augmentation de la prime d’activité récemment annoncée, Rousseau a insisté sur le fait que bien qu’elle augmente le pouvoir d’achat, cela « ne donne aucun droits sociaux ». Selon elle, une augmentation des salaires serait la seule véritable protection pour les travailleurs. Rousseau a conclu en soulignant que les améliorations prévues par le budget sont « temporaire », et qu’elles n’apportent pas de réelles avancées vers une politique plus équitable.
Les critiques de Rousseau illustrent un profond désaccord au sein de l’assemblée sur la manière dont le budget 2026 est élaboré et ses implications sur la population française.