Le soutien de l’ancien président socialiste François Hollande au Premier ministre Sébastien Lecornu intervient dans un contexte politique tendu. Lors d’une interview sur Radio J, Hollande a exprimé sa vision d’une stabilité institutionnelle et a déclaré que Lecornu pourrait rester à Matignon jusqu’en 2027 si un « bon compromis » était trouvé concernant le budget de 2026, rapporte TopTribune.
« Il convient que le Premier ministre et son gouvernement fassent le bon compromis et prennent la bonne procédure pour faire aboutir le budget. Dans ces conditions-là, il peut rester jusqu’en 2027 », a affirmé l’ancien chef de l’État. Cette déclaration souligne l’importance de l’accord budgétaire entre le gouvernement et le Parti socialiste.
Ordonnance ou 49.3 pour le budget
Hollande, qui soutient la nécessité d’un compromis, a également indiqué que ce dernier est « en bonne voie » pour éviter une censure. La décision du Premier ministre sur l’utilisation d’une ordonnance budgétaire ou de l’article 49.3 doit être prise d’ici mardi, alors que Lecornu a déjà évoqué une impossibilité de vote en raison du manque de majorité à l’Assemblée nationale.
François Hollande favorable au 49.3
Dans ce contexte, Hollande a plaidé pour l’application de l’article 49.3, qui permet d’adopter le budget sans vote, mais nécessite de résister à une motion de censure. Selon lui, « l’article 49.3 est particulièrement approprié à cette situation » contrairement à l’ordonnance, jugée « juridiquement incertaine » et « politiquement périlleuse ».
Il a précisé que, selon l’interprétation courante, seul le projet initial pourrait être inclus dans cette ordonnance, rendant difficile l’intégration des accords dans le budget, ce qui pourrait affaiblir le gouvernement face à un potentiel vote de censure.
Appel au soutien des écologistes et des communistes
Hollande a également encouragé les écologistes et les communistes à s’unir dans un accord de non-censure. Il a interrogé : « Dès lors que des progrès ont été obtenus, pourquoi ne pas laisser passer ce budget ? » malgré leur refus récent de négocier avec le gouvernement. L’ancien président a mis en garde : « S’ils prennent la décision de voter la censure alors que les socialistes ne le feraient pas, c’est quand même difficile après de prétendre pouvoir gouverner ensemble. »
En conclusion, avec les élections présidentielles de 2027 à l’horizon, la nécessité d’une solidarité entre les différents partis s’avère cruciale pour une gouvernance efficace et cohérente au sein de l’Assemblée nationale.