Trois débats d’ici la fin de l’année sont proposés pour confronter les candidats de la droite et du centre : cette initiative a été mise en avant mardi soir sur BFMTV par Bruno Retailleau. Le candidat des Républicains à la présidentielle insiste sur la nécessité de ces rendez-vous « sur trois chaînes différentes », abordant des thèmes cruciaux tels que le pouvoir d’achat, les affaires régaliennes et l’écologie, en attendant un accord concernant une primaire, rapporte TopTribune.
Selon le sénateur vendéen, un scrutin primaire est devenu inévitable et devrait se tenir « sans doute en début d’année », rejoignant ainsi l’appel lancé au printemps par David Lisnard et récemment soutenu par Gabriel Attal. « J’imaginais que les sondages pouvaient nous départager. Ce n’est pas parti pour ça », a-t-il commenté. Ses observations sont fondées sur un sondage Ifop pour LCI publié mardi, révélant que les quatre candidats demeurent sous la barre des 10 % d’intentions de vote, ne permettant pas d’éviter un second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
Edouard Philippe refuse toujours une primaire
Edouard Philippe a de nouveau affirmé dimanche son refus de participer à une primaire. Cependant, Bruno Retailleau est convaincu qu’il « sera contraint à un moment ou un autre de l’accepter ». Le responsable des Républicains a posé la question cruciale : « Ou bien on est départagés par un vote démocratique, ou bien moi j’irai jusqu’au bout ».
Bruno Retailleau envisage de restreindre cette primaire aux quatre candidats déjà déclarés : Edouard Philippe, Gabriel Attal, David Lisnard et lui-même. « Il faut des débats où on puisse aller au fond, et pour aller au fond, c’est difficile d’être plus de quatre », a-t-il affirmé, écartant ainsi la participation de Raphaël Glucksmann, vainqueur de la primaire de la gauche.
