Sanrio met fin à son partenariat avec "Vivant" après des critiques en Chine sur des tortionnaires fictifs

Sanrio met fin à son partenariat avec « Vivant » après des critiques en Chine sur des tortionnaires fictifs

03.11.2026 20:36
2 min de lecture

l’essentiel Sanrio, propriétaire de Hello Kitty, a mis fin le 29 octobre à son partenariat avec la série japonaise « Vivant » après des critiques en Chine. La série, accusée de présenter des agents chinois comme tortionnaires, a suscité des tensions diplomatiques. Sanrio a présenté ses excuses sur Weibo, soulignant la sensibilité des marques face aux enjeux politiques chinois. Une affaire qui rappelle celle dans laquelle Kylian Mbappé a été pris il y a quelques jours, rapporte TopTribune.

L’icône féline se trouve ainsi plongée dans une controverse diplomatique avec la Chine. Le 29 octobre, Sanrio, le groupe japonais qui détient Hello Kitty, a annoncé la terminaison de son partenariat avec « Vivant », une série télévisée japonaise d’espionnage. Sa filiale chinoise a également fait des excuses sur Weibo, affirmant que toutes les opérations promotionnelles liées à cette collaboration seraient désormais stoppées.

Cette décision fait suite à des épisodes de la série mettant en scène un organisme fictif de renseignement chinois, dans lequel les agents sont dépeints comme des tortionnaires. Cette représentation a été jugée offensante par plusieurs médias chinois, à un moment de tensions déjà élevées entre Pékin et Tokyo. Malgré cela, la chaîne japonaise TBS, productrice de la série, avait défendu le caractère fictif de son contenu.

Des excuses publiques devenues un passage obligé ?

Le partenariat prévoyait notamment des produits dérivés associant les personnages de Sanrio à l’univers de « Vivant », mais les critiques se sont multipliées sur les réseaux sociaux chinois, forçant le groupe à prendre ses distances avec la production.

Cette polémique survient peu après une autre tension diplomatique impliquant Kylian Mbappé. Le footballeur français avait dû présenter ses excuses pour des commentaires reliant, sans le nommer, Mao Zedong à un « dictateur chinois ». Malgré son rétropédalage, la télévision d’État CCTV avait décidé de ne pas diffuser les matchs du Real Madrid en Liga le 1er novembre.

« Le schéma est bien rodé. Si les multinationales ont accès à des millions, voire des milliards de consommateurs grâce à la mondialisation, la Chine se charge régulièrement de leur rappeler, à coups de boycotts, que le prix à payer est d’en respecter le récit national », analyse Le Monde dans une chronique publiée ce 3 novembre.

L’ombre de Taïwan

Cette situation illustre la dépendance des marques internationales envers Pékin ainsi que les tensions persistantes entre la Chine et le Japon. Sanae Takaichi, la Première ministre conservatrice japonaise, n’avait pas tardé après son entrée en fonction en octobre 2025 pour provoquer des tensions avec la Chine. Elle avait affirmé qu’une opération militaire chinoise visant à reprendre le contrôle de Taïwan pourrait justifier une intervention des forces d’autodéfense japonaises.

Ces propos avaient entraîné la colère de Pékin, accusant Tokyo de violer les engagements pris dans l’accord de 1972, par lequel le Japon reconnaissait le gouvernement de la République populaire de Chine comme seul gouvernement légal et acceptait la position de la Chine sur Taïwan. Le quotidien chinois Global Times a ainsi accusé la série Hello Kitty de refléter « le discours antichinois de l’actuelle administration japonaise conservatrice ».

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