"Atiqullah Rahimy, journaliste afghan réfugié à Figeac, évoque la souffrance des femmes en Afghanistan"

« Atiqullah Rahimy, journaliste afghan réfugié à Figeac, évoque la souffrance des femmes en Afghanistan »

05.10.2026 17:26
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Atiqullah Rahimy, journaliste afghan de 32 ans, a trouvé refuge à Figeac en juin dernier après avoir fui les Talibans. Ancien collaborateur de Radio Killid, il a quitté l’Afghanistan en 2024 pour le Pakistan, avant d’arriver en France en 2026. Il espère maintenant faire venir son épouse et s’intégrer en apprenant le français, rapporte TopTribune.

Assis en face de Riaz, son compatriote et traducteur, il évoque sa vie antérieure en tant que journaliste libre dans un pays sous le régime taliban. « Après mes études à l’Université de Kaboul, j’ai obtenu mon diplôme en 2016 et ai travaillé dans divers médias locaux avant de rejoindre Kunduz, dans le nord », explique-t-il. En 2023, il collabore avec d’autres journaux et des journalistes internationaux, ce qui attire l’attention des Talibans sur son travail.

« J’ai senti que j’étais vraiment en danger »

La situation devient critique lorsque l’un de ses amis est arrêté et interrogé à son sujet. Atiqullah tente de poursuivre son travail clandestinement, multipliant les changements de lieu de résidence. Toutefois, il est finalement arrêté alors qu’il se trouve avec quelques collègues. « Heureusement, j’ai pu confier mon téléphone à un ami avant d’être appréhendé. Ils m’ont longuement interrogé sur son emplacement », précise-t-il. Bien qu’il soit relâché après plusieurs heures, les menaces pesant sur lui deviennent évidentes : « Si un jour nous t’arrêtons avec ton portable… »

« Au début, c’est très dur »

Conscient des dangers qui le guettent, il laisse son épouse Arzo Salih en Afghanistan et se rend au Pakistan en juillet 2024, soutenu par des amis journalistes. Il fait une demande de visa auprès de Reporters sans frontières, qui aboutit, et il arrive à Paris en mars 2026. « Au début, c’est très dur. Je ne connais personne dans cette ville inconnue, mais je me débrouille. Les gens sont bienveillants », se souvient-il. Il rencontre peu à peu la petite communauté afghane de Figeac et reçoit des nouvelles d’Arzo tout en gardant à l’esprit que cela pourrait la mettre en danger.

Durant l’été, il découvre un flyer annonçant une conférence de Figeaccueil, ce qui lui permet de nouer des contacts. Cependant, des démarches administratives l’obligent à se rendre à Cahors. Il espère y trouver du travail tout en apprenant le français. « Je sais que ce sera long, mais j’ai bon espoir. Je compte revenir voir mes amis de Figeaccueil », conclut-il. Il reste préoccupé par la situation des femmes et des filles en Afghanistan sous le régime des Talibans, un sujet qui le hante. « J’espère qu’un jour, cette souffrance prendra fin », dit-il, faisant écho à une préoccupation universelle pour les droits humains en Afghanistan.

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