Anne Le Hénanff soutient l'industrie crypto à l'ouverture de la Paris Blockchain Week au Louvre

Anne Le Hénanff soutient l’industrie crypto à l’ouverture de la Paris Blockchain Week au Louvre

15.04.2026 12:36
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Lors de l’ouverture de la Paris Blockchain Week ce mercredi 15 avril 2026, Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, a souligné les défis auxquels fait face l’industrie crypto, rassemblant plus de 10.000 participants au Carrousel du Louvre, rapporte TopTribune.

Alors que des menaces sécuritaires persistent pour les professionnels de la crypto en France, l’événement a débuté en grande pompe. « Les actifs numériques sont bien plus qu’une infrastructure de niche », a déclaré la ministre. Cette septième édition regroupe 10.000 participants et plus de 320 intervenants venus du monde entier les 15 et 16 avril 2026.

La France, selon Le Hénanff, « croit aux cryptomonnaies et à la blockchain ». Elle a également mis en exergue la tokénisation comme un enjeu majeur de l’industrie. Cette méthode consiste à créer une version numérique (un « token ») d’un actif financier à des fins d’échange sur la blockchain.

« C’est une réalité. Il s’agit d’un mouvement dans la finance et nous accueillons ce mouvement », a-t-elle précisé.

Bien que diverses sociétés de finance décentralisée, telles que Morpho, aient été mentionnées, la ministre a omis de discuter des stablecoins en euros, malgré l’appel du président Emmanuel Macron pour leur développement depuis décembre. Les stablecoins, représentant à peine 0,19 % du marché, sont envisagés pour renforcer le rôle international de la monnaie européenne.

Pour rappel, la finance décentralisée (ou DeFi) constitue un système financier ouvert et accessible, permettant de réaliser certaines opérations financières traditionnelles, telles que des prêts en utilisant des cryptomonnaies, créant ainsi un second marché aux côtés du commerce des cryptomonnaies.

Choisissez la France

Par ailleurs, la ministre a félicité le cadre réglementaire établi par la France depuis 2019 avec la loi PSAN (prestataire de services sur actifs numériques), qui a partiellement inspiré la réglementation européenne Mica. « Nous ne considérons pas la réglementation comme un obstacle, mais bien comme un moyen de protéger les investisseurs », a-t-elle ajouté.

« Notre ambition est de faire de Paris le hub de la conformité et de la finance décentralisée. L’avenir de la finance s’écrit aujourd’hui: nous offrons une combinaison unique de cadre réglementaire, de clarté, de soutien politique et d’expertise. Aux leaders, je voudrais dire: choisissez la France », a conclu Anne Le Hénanff.

Enfin, les sociétés ont jusqu’à la fin du mois de juin pour obtenir l’agrément Mica qui leur permettra de continuer à opérer en Europe. Pour assurer la protection des investisseurs, l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) applique des règles strictes lors de la délivrance de cet agrément, reprochant à d’autres régulateurs leur approche plus laxiste envers les acteurs du marché.

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