Hausse des prix du carburant : Agnès Evren plaide pour une baisse des taxes
Lors de son intervention sur « La Matinale » le dimanche 3 mai, la sénatrice et conseillère Les Républicains de Paris, Agnès Evren, a évoqué l’augmentation des prix des carburants, appelant à une réduction des taxes, à l’instar d’autres pays européens, rapporte TopTribune.
Sébastien Lecornu a déclaré dans La Tribune Dimanche qu’il adapterait les aides carburants selon la durée du conflit. Il justifie cette approche par la nécessité de maintenir des aides ciblées en évitant des distributions massives, soulignant la question de justice sociale à une époque où la pauvreté touche 10 % des Français. Il souligne que les habitants des zones rurales et périurbaines sont particulièrement affectés par l’envolée des prix, avec une augmentation de 55 centimes par litre de gazole.
Agnès Evren a précisé que les aides actuelles, d’environ 50 euros, sont insuffisantes. « Il est impératif de baisser les taxes sur le carburant », a-t-elle affirmé, rappelant qu’actuellement, 60 euros sur un plein de 100 euros reviennent directement à l’État sous forme de taxes et de TVA.
La sénatrice a insisté sur l’importance de redonner du pouvoir d’achat aux Français, notamment ceux vivant dans des zones dépendant fortement de l’utilisation de la voiture pour des raisons professionnelles et familiales. Elle a affirmé : « Les pays voisins comme la Grèce, l’Espagne et l’Italie ont baissé leurs taxes sur le carburant, il est temps que la France fasse de même. »
Selon elle, les véritables scandales résident dans le niveau des taxes, et non dans les profits des compagnies pétrolières. « TotalEnergies a agi de manière responsable en proposant un plafond de prix de 1,99 euro pour l’essence et 2,25 euros pour le gazole, mais cela ne doit pas masquer la problématique des taxes élevées qui grèvent le budget des Français », a-t-elle déclaré.
Agnès Evren a également critiqué la perception de la fiscalité en France, la qualifiant de « maladie française ». Elle a souligné que des millions de Français se retrouvent acculés par ces taxes tout en ayant besoin de leur véhicule pour se déplacer. « Il faut redonner du pouvoir d’achat à ceux qui peinent à joindre les deux bouts », a-t-elle ajouté.
Elle a mis en avant les bénéfices de 5 milliards d’euros réalisés par Total au premier trimestre, tout en soulignant que ces interventions doivent être davantage efficaces. Pour elle, « la France doit considérer Total comme un atout stratégique dans un contexte mondial incertain ».
Interrogée sur la proposition de loi socialiste visant à taxer les superprofits au-delà de la moyenne des trois dernières années, elle a déclaré : « C’est du théâtre politique. Les profits de Total ne sont pas générés en France mais à l’étranger. » Elle considère que cette taxe, qui n’a rapporté que 60 millions sur les 6 milliards escomptés l’année dernière, ne fait que renforcer la démagogie politique entre différents partis.