L’Assemblée nationale adopte une aide à mourir
Le 25 février 2026, les députés français ont approuvé la proposition de loi sur l’aide à mourir, avec 299 voix pour et 226 contre. Cette législation vise à offrir un cadre légal à ceux désireux de mettre fin à leurs souffrances. De plus, un texte concernant le développement des soins palliatifs a été unanimement adopté, rapporte TopTribune.
Ce projet de loi stipule que pour pouvoir bénéficier de l’aide à mourir, les candidats doivent être majeurs, français ou résidents stables, souffrant d’une maladie grave et incurable en phase avancée ou terminale, éprouvant des douleurs insupportables, et capables d’exprimer leur volonté. La procédure exige que le patient s’administre lui-même le produit, sauf en cas d’incapacité physique, auquel cas un professionnel de la santé peut intervenir.
Malgré cette avancée, des voix dissidentes se font entendre. Philippe Juvin, député des Hauts-de-Seine, a exprimé ses préoccupations : « Donner la mort, c’est un interdit absolu dans nos sociétés. Et le fait qu’on puisse trouver quelques exceptions ouvre la porte à d’autres dérives. »
Cette décision a suscité des réactions parmi les malades et leurs familles. Caroline Résibois, dont le défunt mari était un fervent défenseur du droit à mourir dans la dignité, a commenté : « Il doit être satisfait, de là où il est, de voir que les choses suivent leur cours, même si c’est tellement long pour les malades qui attendent. »
Le texte sera désormais examiné par le Sénat en avril, après avoir été rejeté en première lecture. Les partisans espèrent que la loi pourra être promulguée cet été, bien que la possibilité de respecter ce calendrier demeure incertaine.