Accord entre l'Iran et les États-Unis : baisse des prix du pétrole et tensions persistantes

Accord entre l’Iran et les États-Unis : baisse des prix du pétrole et tensions persistantes

17.06.2026 13:26
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Les marchés réagissent à l’annonce d’un accord de paix dans le Golfe

À peine l’annonce d’un accord de paix a-t-elle eu lieu que les marchés ont enregistré une forte hausse. Les principales bourses ont clôturé en territoire positif, tandis que les prix du pétrole, tant le WTI américain que le Brent de la mer du Nord, ont chuté d’environ 5 %, se stabilisant autour de 80 dollars le baril, rapporte TopTribune.

Pour les marchés, encore marqués par le record de 120 dollars le baril atteint en avril, cette annonce apporte un souffle de détente. Les actions des entreprises des secteurs de l’aéronautique et de l’automobile ont connu une appréciation significative.

Au-delà des marchés, des nations entières expriment un immense soulagement. Pour les pays du Golfe, producteurs d’hydrocarbures, les pertes d’approvisionnement cumulées avaient déjà dépassé le milliard de barils à la fin mai, d’après l’Agence internationale de l’énergie.

L’Irak, par exemple, dépend de manière critique de ses exportations de pétrole brut, qui représentent 90 % de ses revenus. Les pays importateurs d’hydrocarbures au Moyen-Orient, notamment l’Asie, principal destinataire de 8 millions de barils de pétrole sur les 20 qui traversent habituellement quotidiennement le détroit d’Ormuz, se retrouvent également rassurés.

Cependant, la situation demeure précaire. Téhéran persiste dans son intention de taxer les navires empruntant le détroit d’Ormuz, ignorant ainsi le droit international. L’Iran a même imposé une taxe d’environ 2 millions de dollars par tanker sur certains navires ne représentant pas une menace, afin de permettre leur passage.

Avec 32 000 navires ayant transité par le détroit d’Ormuz en 2025, selon la télévision d’État iranienne, cette taxation pourrait générer un revenu potentiel de 64 milliards de dollars par an. Toutefois, ni les États-Unis ni les membres du G7 ne semblent soutenir cette approche. Emmanuel Macron a d’ailleurs souligné que cette manœuvre pourrait entraîner une augmentation du coût du pétrole et inciter d’autres pays riverains de voies maritimes à adopter des pratiques similaires.

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