Le déodorant et les adolescents : comprendre l’usage approprié
L’utilisation du déodorant est déterminée par un phénomène bien connu : le début de la transpiration liée à la puberté. Avant cette période, les enfants n’ont généralement pas besoin de ce type de produit, rapporte TopTribune.
Comme l’explique la dermatologue Martine Baspeyras, présidente de la Société Française d’Esthétique en Dermatologie, « les glandes sudoripares apocrines, principalement situées sous les aisselles, ne s’activent qu’à la puberté ». Cette activation hormonale provoque l’apparition d’odeurs corporelles, parfois mal vécues par les jeunes.
Une réponse adaptée
Chez certains préadolescents, la transpiration peut survenir de manière soudaine et parfois intense, un phénomène lié aux variations hormonales du début de la puberté qui tend à s’équilibrer avec le temps.
Dans cette optique, l’utilisation d’un déodorant peut être envisagée, à condition de rester mesuré. « Il faut privilégier des produits simples, avec peu de parfum », conseille la spécialiste. L’objectif n’est pas de masquer les odeurs, mais d’accompagner cette étape sans agresser la peau.
Il convient d’être vigilant aux excès : face à cette nouvelle sensation, certains adolescents peuvent multiplier les applications. Toutefois, les déodorants, en particulier ceux contenant de l’alcool, peuvent provoquer des irritations ou des réactions cutanées.
Hygiène avant tout
Le déodorant ne remplace pas une bonne hygiène. Ce n’est ni un parfum ni un cache-misère. Martine Baspeyras rappelle que « les mauvaises odeurs ne viennent pas directement de la transpiration, mais des bactéries qui se développent dans un environnement humide ».
Quelques gestes simples peuvent suffire à limiter leur apparition :
- prendre une douche quotidienne ;
- bien sécher la peau, notamment sous les aisselles ;
- changer de vêtements chaque jour ;
- appliquer un déodorant avec modération.
Le bon moment : quand cela devient gênant
Il n’existe donc pas d’âge « idéal » pour utiliser un déodorant, mais plutôt un moment où la transpiration devient perceptible et gênante pour l’adolescent. À ce stade, un accompagnement simple, basé sur l’hygiène et une utilisation modérée de produits adaptés, est généralement suffisant.
Source : Interview de Martine Baspeyras, présidente de la Société Française d’Esthétique en Dermatologie.