À l'affiche le 8 juillet : « Enfants de Palestine », « L'Écologie des sentiments », « Dry Leaf », « The Fin »

À l’affiche le 8 juillet : « Enfants de Palestine », « L’Écologie des sentiments », « Dry Leaf », « The Fin »

07.07.2026 20:16
2 min de lecture

Les films de Mohamed Mesbah et Shayma’ Awawdeh, mais aussi ceux d’Alexandre Steiger, d’Alexandre Koberidze et de Syeyoung Park sortent sur les grands écrans ce 8 juillet.

Le besoin d’affirmer qu’il est non seulement possible mais souhaitable de faire cohabiter des regards, des manières d’être au monde, demeure essentiel. Un programme de deux moyens-métrages rappelle de façon créative que nous sommes les contemporains passifs d’un génocide dont nos dirigeants et nos médias sont complices. Dans ce cadre, il est également pertinent de parler de comédies, de poèmes visuels ou de films de science-fiction, rapporte TopTribune.

«Enfants de Palestine – Deux histoires de Cisjordanie», de Mohamed Mesbah et Shayma’ Awawdeh

Face au génocide en cours en Palestine, le rôle des films est de construire des représentations et des récits qui rendent compte de la violence criminelle actuelle. Bien qu’il y ait un nombre significatif de réalisations sur ce sujet, il reste à innover dans les formes pour défaire le storytelling de la propagande sioniste qui impose des representations simplistes, notamment en Occident.

Deux films brefs, réunis sous l’intitulé Enfants de Palestine – Deux histoires de Cisjordanie, illustrent la tragédie des 20 000 enfants tués dans la bande de Gaza durant les mille derniers jours. Le film Intersecting Memory de Shayma’ Awawdeh explore la mémoire de son enfance durant la seconde intifada, combinant des images d’archives et des souvenirs personnels pour souligner l’impact continu de l’occupation.

Ressentir les horreurs vécues par les enfants à travers ces films est crucial pour remettre en question la narrative dominante. Les représenter, c’est rappeler que les souffrances ne sont pas récentes, et que le 7 octobre 2023, loin d’être un début, est le fruit de décennies d’apartheid et de répression.

Un autre film marquant est Still Playing de Mohamed Mesbah, qui narre l’histoire de Rasheed Abueideh, un livreur d’une petite ville palestinienne, qui utilise le jeu vidéo comme moyen de dénonciation des violences subies par son peuple. Le contraste entre son quotidien et celui des jeunes adolescents ailleurs dans le monde souligne une manière créative d’interroger les questionnements contemporains, sans stéréotypes.

«L’Écologie des sentiments», d’Alexandre Steiger

Cette comédie aborde la rencontre entre une militante écologique, Lola, et un garçon d’hôtel, Félix, avec une approche rafraîchissante. Les performances des acteurs, notamment celles de Salomé Rose Stein et Andranic Manet, insufflent une vie nouvelle au récit, tout en abordant habilement les enjeux environnementaux et sociaux actuels.

Avec des gags et quiproquos, le film navigue à travers des questions pressantes, tout en émettant un regard tendu envers la réalité de la catastrophe environnementale, faisant sourire tout en appelant à l’action.

«Dry Leaf», d’Alexandre Koberidze

Ce film poétique, mettant en scène une quête à la recherche d’une photographe disparue, transporte les spectateurs dans un voyage à travers les paysages géorgiens. La construction narrative repose sur un mélange de beauté visuelle et d’imperfections, soulignant l’importance de la connexion humaine dans le cadre de la réalité.

«The Fin», de Syeyoung Park

Dystopique et inventive, cette œuvre aborde les thèmes de l’autoritarisme et des inégalités, tout en utilisant le cadre d’une société de contrôle. Les personnages, pris dans un monde en mutation, sont confrontés à une réalité cauchemardesque qui résonne avec les peurs contemporaines.

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