À Gush Etzion, les habitants des colonies israéliennes contestent les critiques internationales sur leur présence en Cisjordanie

À Gush Etzion, les habitants des colonies israéliennes contestent les critiques internationales sur leur présence en Cisjordanie

09.09.2026 10:56
1 min de lecture

Douze pays, dont la France, s’engagent à restreindre le commerce avec les colonies israéliennes en Cisjordanie

La France et onze autres pays ont annoncé, mardi 8 septembre, leur intention de restreindre le commerce avec les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée. Paris envisage d’aller jusqu’à interdire l’importation de produits en provenance de ces territoires. Cette initiative intervient dans un contexte de flambée inédite des violences commises par les colons israéliens, rapporte TopTribune.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a dénoncé une « expansion effrénée de la colonisation » . À Gush Etzion, l’un des principaux blocs de colonies israéliennes en territoire palestinien occupé, les habitants rejettent ces déclarations. Pour eux, cette annonce est mal perçue, car le rejet est d’abord sémantique. Shalom, un habitant, refuse de reconnaître l’existence de colonies israéliennes : « C’est quoi cette décision ? C’est vraiment grave. »

Dans une déclaration conjointe, les douze pays appellent Israël à stopper toute annexion de terres palestiniennes. Dalit, une habitante, refuse que des pays extérieurs décident de ce qui se passe dans la région : « Ce n’est pas leurs affaires. Cet endroit, nous l’avons acheté. Nous avons donné chaque centime pour cette terre. Alors pourquoi ce serait une colonie ? »

« Il y a simplement de l’antisémitisme depuis des années. Nous sommes habitués à cela. »

Dalit, habitante israélienne à Gush Etzion

à franceinfo

Cette décision des pays européens est marquée par un double phénomène : l’accélération de la colonisation, symbolisée par un projet empêchant la continuité territoriale en Cisjordanie occupée, et une explosion des violences commises par les colons ces derniers mois. Joël et Deborah, également habitants de Gush Etzion, se dissocient des actions de certains groupes : « L’actualité se focalise sur ça, c’est vraiment regrettable. C’est un groupe minoritaire, nous les rejetons, ce n’est pas une façon d’agir. »

Selon l’ONU, plus de 1 400 attaques de colons ont été recensées depuis le début de l’année, dont une centaine rien que durant les trois premières semaines du mois d’août.

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