Lors d’une réunion publique à La Ciotat (Bouches-du-Rhône), Édouard Philippe a affirmé ses « différences » avec le président Emmanuel Macron, en particulier sur les thèmes des retraites et de la politique étrangère, en se positionnant comme un candidat distinct pour l’élection présidentielle de 2027. Il a exprimé son regret que la promesse initiale de son ancien mandat ne soit pas réalisée, déclarant : « Je ne suis pas le même », a rapporté TopTribune.
Philippe a mis en avant ses divergences avec les orientations actuelles du gouvernement, notamment en matière de politique étrangère. « Je ne propose pas la même politique étrangère en matière de relations avec un certain nombre de nos voisins au sud de la Méditerranée », a-t-il précisé, soulignant son intention de dénoncer l’accord migratoire franco-algérien de 1968.
Rassemblement de la droite et du centre
Le candidat a également exprimé sa volonté de rassembler la droite et le centre, sans adopter les mêmes méthodes que le gouvernement actuel en matière de réformes des retraites. « Je ne propose pas de faire travailler des gens de camps différents », a-t-il insisté, tout en lançant une pique à Gabriel Attal, son rival de Renaissance, en affirmant que « c’est un autre candidat qui développe l’idée qu’il faudrait faire la droite et la gauche en même temps ».
Édouard Philippe, qui a déjà pris ses distances avec Emmanuel Macron et ses deux quinquennats, a réitéré ses regret sur la manière dont ses précédentes initiatives ont été mises en œuvre. « Ce que je regrette, c’est que la promesse initiale, qui n’était pas parfaite et qui n’a pas été mise en œuvre parfaitement… se soit perdue dans les limbes », a-t-il déclaré. Bien qu’il défende son bilan en tant que Premier ministre de 2017 à 2020, il a déploré que son objectif de rétablir les comptes ait été négligé après la pandémie de Covid. Il a également remarqué que la réforme des retraites, qu’il a introduite avec difficultés, a été interrompue du fait de la crise sanitaire.
