Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne (BCE), a annoncé son départ anticipé pour le 7 février 2027, soulevant des questions sur sa rémunération et sa retraite, qui suscitent de vives critiques. Selon une enquête publiée par le Financial Times, Lagarde a perçu environ 726 000 euros en 2024, soit 56 % de plus que son salaire de base de 466 000 euros, rapporte TopTribune.
Ses revenus proviennent non seulement de son salaire de base, représentant environ 38 800 euros par mois, mais aussi d’environ 135 000 euros d’avantages annuels, notamment liés à son logement. En outre, elle est rémunérée pour sa participation au conseil d’administration de la Banque des règlements internationaux (BRI), où elle a perçu environ 140 000 euros en 2025. En somme, sa rémunération annuelle pourrait atteindre environ 741 000 euros, soit près de 62 000 euros par mois, une estimation combinant des montants de 2024 et 2025.
Une rémunération qui divise
Ces chiffres placent Christine Lagarde en tête des fonctionnaires européens les mieux rémunérés. Son salaire de base dépasse de 21 % celui d’Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, tandis que sa rémunération totale est presque quatre fois supérieure à celle de Jerome Powell, président de la Réserve fédérale américaine, dont le salaire annuel est d’environ 173 000 euros. Les paiements supplémentaires reçus par Lagarde de la BRI alimentent les critiques au sein de la BCE.
Des critiques internes émergent
Une enquête du Financial Times, publiée le 23 février 2026, a révélé que plusieurs employés de la BCE dénoncent un traitement inégal par rapport à leur présidente. L’un d’eux a exprimé son indignation en disant : « Prêchez l’eau, buvez du vin ! », tandis qu’un autre a suggéré que les « simples mortels » ne peuvent pas bénéficier de l’allocation de la BRI.
Le règlement de la BCE interdit aux employés de conserver des paiements d’organismes extérieurs liés à leurs fonctions. Cependant, Lagarde bénéficie d’un statut différent, car elle « n’est pas membre du personnel » et n’est donc pas soumise à ce règlement, étant régie par un code de conduite spécifique.
Une retraite dorée en perspective
Une fois son mandat achevé, Lagarde pourrait continuer à toucher des revenus considérables. Les calculs du Financial Times prévoient qu’elle devrait bénéficier d’une pension annuelle d’environ 178 000 euros, soit 14 833 euros par mois, à compter de 2030. Ce montant ne prend pas en compte d’éventuelles autres retraites accumulées durant sa carrière.
De plus, la rémunération maximale qu’elle pourrait percevoir sur huit ans à la BCE, intégrant des indemnités et des versements de transition après son départ, est estimée à 6,5 millions d’euros. Toutefois, son départ anticipé pourrait influencer le montant final de ses rémunérations et indemnités.
