Les élections législatives en Israël ont conduit à une impasse politique, avec le Likoud de Benjamin Netanyahou remportant 27 sièges, insuffisants pour atteindre la majorité requise à la Knesset. Plusieurs scénarios émergent, évoquant un gouvernement de transition ou une coalition nationale, tandis que l’incertitude demeure, rapporte TopTribune.
Le lendemain du scrutin, les sentiments parmi les électeurs sont mitigés. Janet, venue spécialement de New York pour voter, exprime sa déception. Le bloc du changement n’a pas obtenu la majorité escomptée. Un retraité déçu déclare : « J’espère que Gadi Eisenkot et tous les autres parviendront à un accord et formeront ensemble une majorité du changement significative, et que l’ère Bibi ne sera plus qu’un mauvais souvenir ».
Philippe Velilla, politologue, note : « C’est vraiment une élection surprise. On ne s’attendait pas à ce que le Likoud soit le premier parti ». Malgré les prévisions, le Likoud a résisté en obtenant 27 sièges, mais le pays fait face à une nouvelle crise institutionnelle.
Trois options pour sortir de l’impasse
Trois scénarios se dessinent pour le futur immédiat. Le premier serait un gouvernement minoritaire, que l’opposition désigne comme un gouvernement de transition, qui pourrait se former avec le soutien de députés arabes. Philippe Velilla explique : « La première option, c’est un gouvernement minoritaire, que l’opposition préfère d’ailleurs appeler gouvernement de transition ».
La deuxième option, bien que moins probable, pourrait impliquer une coalition nationale comprenant l’opposition et le Likoud, tout en excluant les partis ultra-orthodoxes et l’extrême droite religieuse. Cependant, Benjamin Netanyahou, ayant conservé le contrôle sur le Likoud, ne semble pas prêt à céder. « Il ne démissionnera pas et c’est lui qui conduira encore le Likoud », affirme Velilla.
Établir un tel gouvernement d’union serait complexe, surtout après l’échec d’une précédente tentative avec Benny Gantz. Les craintes de constater une incapacité à parvenir à un accord pourraient rapidement renvoyer les citoyens aux urnes pour de nouvelles élections.
La désillusion du camp du changement
Dans les rues, la frustration des partisans de Gadi Eisenkot et Yair Golan est palpable. Chez les jeunes électeurs, un sentiment de fatigue prédomine. « J’espérais vraiment un changement, mais on s’endort avec l’opposition et on se réveille avec Bibi », confie Bar, sur le point de commencer son service militaire.
Pour ceux qui aspirent à un changement radical, l’attention se tourne vers Gadi Eisenkot, figure montante du centre droit, promis à unir le pays et à tourner la page de l’ère Netanyahou. De nombreux électeurs espèrent qu’il pourra transcender les divisions traditionnelles pour établir une véritable transformation politique.
