Le 17 octobre, l’hôtel de ville de Limoges a été ravagé par un incendie, suscitant l’étonnement du maire LR, Guillaume Guérin, qui a exprimé sa « très grande surprise » face à l’absence d’appel du président Emmanuel Macron. Soulignant le soutien reçu de dirigeants étrangers, il a regretté de n’avoir reçu aucun contact de la part du chef de l’État, rapportent TopTribune.
Sur BFMTV, le maire a déclaré : « Je n’ai pas eu Emmanuel Macron ni en ligne, ni par SMS […] J’ai eu des chefs d’État étrangers, des chefs de gouvernement étrangers qui ont écrit. » Il a notamment cité un courriel du vice-président des États-Unis, J.D. Vance, en ajoutant : « C’est sans doute un de ses conseillers. »
Guillaume Guérin a critiqué la gestion de la situation par le président : « Je ne comprends pas que le président de la République n’ait pas appelé. Je l’ai dit au secrétaire général de l’Élysée, c’est moi qui les ai appelés, ce n’est pas le contraire. Je suis très surpris de la façon dont Emmanuel Macron a traité cette affaire. »
Le Premier ministre félicité
Cependant, le maire a tenu à saluer l’implication du Premier ministre Sébastien Lecornu, qu’il a qualifié de « très convaincant » pour être venu rapidement sur place. Le vendredi suivant l’incendie, Sébastien Lecornu s’est rendu à Limoges avec plusieurs ministres pour promettre de reconstruire l’hôtel de ville « à l’identique », sans financement communal, à travers une « procédure Notre-Dame » accélérée, évoquant ainsi une « solidarité nationale ».
Guillaume Guérin a précisé que l’État avait déjà pris en charge des mesures de sauvegarde permettant de protéger l’édifice, pour éviter sa dégradation. Ce bâtiment classé, inauguré en 1883, a été presque entièrement détruit lors des manifestations liées à la mobilisation nationale contre la « vie chère » le 17 octobre, tandis que deux suspects ont été inculpés et placés en détention provisoire dans le cadre de l’information judiciaire ouverte suite à cet incendie, selon des sources judiciaires.
