Le phénomène de la « diurèse induite par le froid » a été identifié par des scientifiques, désignant l’augmentation du volume d’urine produite par les reins lorsque les températures descendent. Cette réponse physiologique est liée à des facteurs tels que les apports hydriques, les pertes d’eau extrarénales, et la capacité des reins à diluer et concentrer les urines, rapporte TopTribune.
Vasoconstriction
Lorsqu’il fait froid, notre organisme réagit en cherchant à maintenir une température de 37°C. En plus des frissons, qui sont des contractions des muscles sous la peau, il y a une vasoconstriction. Cette contraction des vaisseaux sanguins redirige la circulation sanguine vers les organes vitaux, tels que le cœur, le cerveau et les reins, ce qui explique la sensation de froideur dans les extrémités.
Cette vasoconstriction a des conséquences directes sur la diurèse. Sous son effet, les reins filtrent davantage de liquide, augmentant ainsi la production d’urine, indépendamment des apports hydriques.
Une raison hormonale
Un autre facteur à considérer est l’inhibition de la production de la vasopressine, l’hormone antidiurétique, qui joue un rôle clé dans l’équilibre hydrique du corps. Lorsque sa production diminue en raison du froid, la fréquence des besoins urinaires augmente.
