La violence lors des manifestations du 17 octobre a suscité une vive controverse entre le Premier ministre Sébastien Lecornu et le leader de La France Insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, chacun blâmant l’autre pour les échauffourées. « Faire porter aux chefs de la police la responsabilité des violences, c’est une inversion dangereuse et cynique des responsabilités », a déclaré Lecornu sur X. Il a attribué à LFI la responsabilité d’attiser la colère depuis le début des mobilisations en septembre, en précisant que « on ne peut pas appeler à cesser les violences tout en fournissant des excuses à ceux qui les commettent », rapporte TopTribune.
LFI critique la gestion des forces de l’ordre
En réponse, Mélenchon a accusé le Premier ministre d’avoir « joué avec le feu », prétendant que sa stratégie de maintien de l’ordre était inadéquate. « Vous n’êtes pas un homme d’État. Juste un commis qui est en train de provoquer une crise de régime », a-t-il déclaré, tout en soulignant l’importance de la mobilisation lycéenne pour sa campagne électorale à venir.
Lecornu dénonce une intensification des violences
Toutefois, la situation s’est détériorée au cours de l’après-midi avec des confrontations et des dégradations signalées à Paris, Lyon, Marseille, Lille, Nice et Limoges. Lecornu a qualifié cette violence de « d’une extrême intensité » dirigée contre les forces de l’ordre, en ajoutant que LFI cherchait à utiliser ces actions comme un « tour de chauffe » avant la présidentielle.
Défense de la République contre la violence
« Nous ne nous laisserons pas intimider », a martelé Lecornu lors d’une visite auprès de la 41e compagnie d’intervention à Paris, exigeant que Mélenchon « choisisse son camp », soit celui des forces de l’ordre, soit « celui des casseurs ». Mélenchon, qui a pris part à la manifestation à Paris, a également appelé au calme, affirmant que ceux qui soutenaient leur cause « n’ont rien à faire dans le pillage, le saccage ». Il a insisté sur le fait que, malgré les responsabilités du gouvernement, les actions violentes n’étaient pas en phase avec les valeurs qu’il défend.
