Mauvaise nouvelle pour les automobilistes : l'État met en place une taxe routière annuelle pour combler un déficit de plusieurs milliards.

Mauvaise nouvelle pour les automobilistes : l’État met en place une taxe routière annuelle pour combler un déficit de plusieurs milliards.

29.09.2026 09:47
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Le gouvernement envisage une nouvelle taxe routière pour compenser la baisse des recettes d’État

Dans le cadre du budget 2027, l’exécutif projette d’introduire des mesures visant à renforcer la taxation des gestionnaires d’autoroutes et d’aéroports, selon une alerte de RFi. Cette initiative devrait rapporter à l’État près de 800 millions d’euros et cibler principalement les entreprises exploitant les infrastructures routières et aériennes, rapporte TopTribune.

En raison de l’augmentation des prix des carburants, la consommation d’essence en France est en déclin, tandis que le marché des voitures électriques connaît une progression. En 2025, la fiscalité routière a généré au total 67,5 milliards d’euros, qui ont été répartis entre l’État, les collectivités territoriales et la Sécurité sociale. L’accise sur les carburants reste la principale source de cette fiscalité, atteignant 27,7 milliards d’euros. Toutefois, la contribution de cette accise dans les recettes publiques a diminué, passant de 5,6 % en 2019 à 4,6 % en 2025. En moyenne, chaque Français consacre 940 euros par an à la fiscalité routière par véhicule.

Les perspectives ne laissent guère entrevoir un retournement. Selon les estimations de L’Institut mobilité en transition, l’État pourrait faire face à un manque à gagner de 8 milliards d’euros par an d’ici 2030, ce chiffre pouvant atteindre 22 milliards d’euros en 2035.

Pour faire face à cette situation préoccupante, l’institut propose de réintroduire une vignette annuelle pour les automobilistes, assimilée à une nouvelle forme de fiscalité routière. Cette mesure rampante évoque le petit autocollant que les conducteurs apposaient sur leur pare-brise avant sa suppression en 2000. Ce projet de taxe viendrait donc compenser la diminution des recettes fiscales liées aux carburants, sans diminuer l’accise sur ces derniers.

Selon le barème prévu, le coût de cette vignette varierait entre 30 et 910 euros par an, prenant en considération des critères tels que la motorisation, l’origine de fabrication du véhicule, les revenus des ménages et leur lieu de résidence. Ainsi, un automobiliste peu fortuné utilisant une voiture électrique verrait sa taxe s’élever à 30 euros.

En revanche, un urbain à revenu élevé, propriétaire d’une grande voiture thermique ainsi que de plusieurs véhicules, serait redevable de 910 euros. L’entrée en vigueur de cette mesure est envisagée pour 2030.

Dans un contexte déjà chargé en matière de coûts liés aux carburants, l’émergence d’une telle taxe pourrait susciter des débats vifs lors des prochaines élections présidentielles.

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