Yuliia Paievska, une infirmière de Marioupol, témoigne de tortures subies aux mains des Russes

Yuliia Paievska, une infirmière de Marioupol, témoigne de tortures subies aux mains des Russes

28.09.2026 11:26
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Une ancienne infirmière a partagé son témoignage poignant sur les mois de souffrance qu’elle a endurés dans les prisons russes après avoir travaillé à l’hôpital militaire de Marioupol, une ville ukrainienne assiégée et martyrisée depuis l’invasion de février 2022. Capturée par les forces russes, elle a documenté les horreurs de l’invasion, témoignant de la détresse de la population face à l’assaut de l’armée de Vladimir Poutine. Sa lutte et son parcours reflètent les conditions inhumaines subies par de nombreux Ukrainiens, rapporte TopTribune.

Marioupol est devenue le symbole de la barbarie russe. Encerclée et soumise à des bombardements incessants, cette ville a vu ses habitants souffrir d’un manque de vivres et de soins médicaux. Yuliia Paievska était infirmière civile dans l’hôpital militaire, où elle a été le témoin de la dévastation et de la détérioration des conditions médicales. Elle a même filmé certaines interventions chirurgicales, mettant en lumière l’horreur dans laquelle l’hôpital opérait en manquant cruellement de matériel essentiel.

Le 24 février 2022, alors que l’invasion battait son plein, Marioupol est tombée rapidement sous le contrôle russe, piégeant soldats, civils, et enfants dans un cycle de violence sans relâche. « Tout le monde était en danger », témoigne Yuliia, évoquant l’atmosphère de peur et d’angoisse omniprésente.

« Attendre la mort comme un cadeau de Noël »

Le 16 mars 2022, alors qu’elle se rendait à un point de contrôle, Yuliia Paievska a été capturée par les Russes. Elle a ensuite été transférée à Donetsk, où son calvaire a réellement commencé. Dans les prisons russes, elle a vécu dans des conditions abominables, décrivant des cellules surpeuplées et insalubres. « Rester debout. Interdiction de s’asseoir », précise-t-elle, remarquant l’absence de soins et d’hygiène, réservant une seule douche pour trois mois.

Son expérience l’a conduite à un état de désespoir extrême, déclarant qu’elle « attendait la mort comme un cadeau de Noël ». Après trois mois d’enfer, elle a été libérée lors d’une opération dont les détails restent flous. Depuis lors, son témoignage a fait le tour du monde, et elle est devenue le visage de la résilience des Ukrainiens face à l’agression russe.

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