Le parkour familial s'impose à Saint-Jérôme avec le centre Tiktak ouvert en août

Le parkour familial s’impose à Saint-Jérôme avec le centre Tiktak ouvert en août

25.09.2026 01:26
2 min de lecture

Nouveau centre de parkour à Saint-Jérôme : un lieu pour toute la famille

(Saint-Jérôme) L’objectif de l’équipe de Tiktak est clair : « On veut le moins possible de parents assis à regarder leur enfant », affirme la docteure Catherine Mercier-Linteau, qui fait partie des quatre copropriétaires de ce centre d’obstacles et de parkour qui a ouvert à la mi-août à Saint-Jérôme, rapporte TopTribune.

« On pensait mettre des chaises électriques », ajoute, à la blague, son collègue André Aubé. « Quand ça fait cinq minutes que tu es assis, bzzz ! Tu reçois un petit choc », divague leur comparse Nicolas Morin. « Notre mission, c’est de faire bouger les familles autrement », résume Marilyn Deguire, qui complète le quatuor.

Au sein de leur vaste local, équipé de modules de bois, de barres fixes, d’un mur d’escalade et de nombreux autres obstacles, enfants et parents sont invités à pratiquer le parkour. André Aubé précise que, contrairement à ce que les vidéos sur YouTube peuvent laisser croire, ce sport ne se resume pas à sauter d’un immeuble à l’autre.

Mélange de disciplines

Qu’est-ce que le parkour alors ? « C’est l’art de se déplacer », répond Marilyn Deguire, en précisant que ce sport est un mélange de gymnastique, d’acrobatie, de funambulisme et d’escalade.

Lors de la visite de La Presse, quelques parents assistent à un cours, tandis que leurs enfants sautent à partir des plateformes de 4, 7 et 10 pieds de hauteur. Les adultes suivent l’entraîneur à travers un parcours, où ils se déplacent en équilibre sur des barres de métal. Sur le grand tapis de gymnastique, ils réalisent des passements, des mouvements de base pour franchir des obstacles.

« Le parkour, ça travaille l’équilibre, le vertige, la puissance, l’agilité… », énumère Catherine Mercier-Linteau, soulignant la popularité croissante de ce sport au Québec, qui fascine de nombreux enfants et adolescents.

Défi parent-enfant

Au début, les jeunes sont souvent plus performants que les adultes, observe Nicolas Morin. « Il y a vraiment une complicité qui peut s’installer entre le parent et l’enfant. L’enfant va se sentir challengé par son parent et le parent va se sentir challengé par son enfant », pense-t-il. Marilyn Deguire confirme, riant qu’elle « se donne un peu plus » lorsqu’elle s’entraîne avec sa fille. Ils ont lancé leur entreprise après avoir été des habitués d’un ancien centre qui a fermé à Saint-Jérôme.

Tiktak propose divers types de cours de groupe, mais il est également possible de s’amuser dans les installations en accès libre. « Les enfants sont comme des petits singes. Ils explorent », décrit Marilyn Deguire. Les parents, eux, peuvent parfois se sentir intimidés face aux obstacles, mais il n’existe pas qu’une seule bonne méthode pour les franchir. Pour ceux manquant d’imagination, le personnel peut leur suggérer des défis.

« L’idée, c’est de faire sortir l’enfant en chaque adulte », résume André Aubé, notant que leur client le plus âgé a plus de 70 ans.

On a testé

Il est impossible de quitter Tiktak sans tester les installations. Après un bref échauffement, on suit un entraîneur à travers différents obstacles, y compris le mur d’escalade et les barres fixes. Coordonner les mouvements des mains et des jambes tout en ajoutant de la vitesse représente un réel défi. À la fin de la séance, bien que l’on n’ait pas maîtrisé tous les mouvements, on constate déjà une amélioration et, surtout, on s’est vraiment amusé ! Le parkour incite clairement au dépassement personnel, donnant envie de réessayer les mouvements les plus difficiles jusqu’à les réussir. On s’imagine aussi pratiquer cette activité avec des enfants d’âge scolaire.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER