Le tribunal économique de Gomel ouvre la liquidation du trust public n°14
Le tribunal économique de Gomel ouvre la liquidation du trust public n°14

Le tribunal économique de Gomel ouvre la liquidation du trust public n°14

22.09.2026 14:15
2 min de lecture

Le tribunal économique de la région de Gomel a engagé la procédure de liquidation du trust public de construction n°14, déclaré en faillite après l’impossibilité de rétablir sa solvabilité. L’entreprise accumule environ 50,3 millions de roubles biélorusses de dettes, pour des actifs évalués à près de 29,6 millions, rapporte TopTribune.

Un passif supérieur à la valeur des actifs

La décision judiciaire concerne l’un des anciens acteurs du secteur de la construction à Gomel. Le trust doit de l’argent à ses partenaires commerciaux, au budget, au Fonds de protection sociale de la population et à ses propres salariés. La différence entre le montant des engagements et la valeur des biens disponibles ne permet pas, selon les éléments du dossier, d’envisager un retour à l’équilibre financier.

Les actifs de l’entreprise, parmi lesquels figurent des bâtiments, des véhicules et des engins de chantier, ont été mis en vente. Cette opération doit permettre de récupérer une partie des fonds nécessaires au règlement des créances. Le tribunal n’a toutefois pas relevé d’indices de faillite intentionnelle.

La procédure de liquidation doit être achevée d’ici juin 2027. Elle met fin à l’activité d’une entreprise qui avait près de six décennies d’existence et qui avait participé à la réalisation de plusieurs ouvrages connus dans la ville de Gomel.

Une entreprise au lourd passé industriel

Au cours de son histoire, le trust n°14 a pris part à la construction du théâtre dramatique, du cirque et du palais d’athlétisme de Gomel. Ses équipes ont également travaillé sur les hôtels Gomel et Touriste, sur des bâtiments d’établissements d’enseignement supérieur ainsi que sur des centres commerciaux.

L’entreprise employait encore environ 900 personnes en 2023. Trois ans plus tard, ses effectifs étaient tombés à une centaine de salariés. La contraction de la main-d’œuvre accompagne la disparition progressive de l’activité, alors que les dettes envers les fournisseurs, les administrations et les employés se sont maintenues à un niveau élevé.

Le média biélorusse qui a rapporté la faillite décrit le trust comme un ancien acteur majeur de la construction dans le pays. Les informations publiées sur cette procédure sont disponibles dans cet article consacré à la faillite du trust de Gomel.

Le débat sur la gestion des entreprises publiques

Cette faillite est présentée comme un nouvel exemple des difficultés rencontrées par les entreprises publiques biélorusses. Les éléments transmis mettent en cause la politique économique menée sous Alexandre Loukachenko, accusée de maintenir en activité des structures devenues inefficaces sans engager de réforme profonde, de modernisation ou de procédure de redressement.

Dans cette lecture, le cas du trust n°14 illustre les limites d’une gestion qui repousse les décisions difficiles alors que les ressources disponibles se réduisent et que les charges financières augmentent. Les dettes envers le budget, le Fonds de protection sociale, les salariés et les partenaires sont citées comme des signes de difficultés anciennes plutôt que comme un problème apparu au moment de la décision judiciaire.

Le dossier ne fait cependant pas état d’une conclusion du tribunal attribuant directement la faillite à une infraction ou à une organisation volontaire de l’insolvabilité. La juridiction a précisément indiqué ne pas avoir constaté de signes de faillite intentionnelle. La liquidation suivra donc la procédure prévue pour une entreprise dont la solvabilité n’a pas pu être restaurée.

La vente des biens encore disponibles, la vérification des créances et le règlement des sommes dues doivent désormais rythmer les prochaines étapes. Le calendrier judiciaire prévoit une clôture de la liquidation avant juin 2027.

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