Élections en Israël : les échecs du 7 octobre menacent la réélection de Benjamin Netanyahou

Élections en Israël : les échecs du 7 octobre menacent la réélection de Benjamin Netanyahou

19.09.2026 07:16
2 min de lecture

Élections législatives en Israël, le 27 octobre, marquées par une instabilité croissante pour le Premier ministre Benjamin Netanyahou. À un mois du scrutin, il fait face à une droite fragmentée et à des révélations compromettantes, risquant de perdre une dizaine de sièges selon les sondages, rapporte TopTribune.

Après près de 20 ans de domination sur la scène politique israélienne, Netanyahou n’est plus en position de force. Le leader du parti centriste Yashar, Gadi Eisenkot, émerge comme une alternative notable. Son annonce de campagne, axée sur la sécurité et les défaillances liées aux événements tragiques du 7 octobre, pourrait redéfinir la dynamique électorale. Des experts prédisent une perte significative de sièges pour le Likoud, avec des projections n’indiquant qu’une vingtaine de sièges, contre 32 précédemment. « Il perd au moins dix sièges, c’est irrattrapable », affirme Philippe Velilla, analyste politique. À 76 ans, Netanyahou se bat pour un septième mandat tout en affirmant que ses détracteurs souhaitent sa chute.

Une droite fragmentée

Le contexte politique est marqué par une montée de la droite, exacerbée par le conflit élargi impliquant Gaza, le Liban, l’Iran et la Syrie. Il est devenu urgent pour le gouvernement de renforcer sa position sur des sujets controversés comme la construction de colonies en Cisjordanie et le refus d’un État palestinien. Selon Velilla, « le pays est à droite, donc les élections se dérouleront à droite ». Ce segment électoral est cependant déchiré entre le Likoud et des figures comme Itamar Ben Gvir et Avigdor Lieberman, rendant la situation encore plus complexe pour Netanyahou.

Récemment, lors d’une visite à Tibériade, il a cherché à consolider sa base, notamment parmi les électeurs sépharades, tout en rivalisant avec Eisenkot, d’origine marocaine, qui vise également ce groupe démographique. « En 1999, Ehud Barak avait récupéré un quart de cet électorat, ce qui lui a suffi à gagner », rappelle Velilla.

Le 7 octobre reste au cœur de la campagne

Le climat politique est également assombri par des révélations du journal Haaretz indiquant que Netanyahou aurait été averti d’une attaque du Hamas dix jours avant le 7 octobre. Le Likoud a rejeté ces accusations, les qualifiant de « mensonge, ingérence étrangère ». Velilla estime que « cette histoire n’en est qu’à ses débuts ». Afin de galvaniser son électorat, Netanyahou met en garde contre une coalition potentielle réunissant la gauche et les partis arabes.

À l’approche des élections, tout dépendra de la capacité des blocs en présence à réunir les 61 sièges nécessaires pour former un gouvernement. Les spéculations se multiplient quant aux possibilités d’accords de coalition. Philippe Velilla doute qu’une alliance entre Netanyahou et Eisenkot soit envisageable, prévoyant plutôt un repli stratégique de Netanyahou pour éviter les poursuites judiciaires, un choix qui pourrait marquer la fin de son rôle politique dominant.

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