Renforcement de l’armée libanaise : Emmanuel Macron reçoit des dirigeants à Paris
Le 17 septembre, Emmanuel Macron réunit à Paris le roi Abdallah II de Jordanie et le président libanais Joseph Aoun. L’objectif de cette rencontre est de renforcer l’armée libanaise afin de restaurer l’autorité de l’État et de préparer le désarmement du Hezbollah, tout en anticipant un vide sécuritaire suite au départ prévu des Casques bleus de la FINUL, rapporte TopTribune.
Cette réunion vise à préparer l’après-FINUL, la Force intérimaire des Nations unies au Liban, en rendant à l’État libanais le contrôle de son territoire. Des responsables occidentaux et arabes travailleront sur des questions concrètes, telles que le déploiement dans le sud, l’équipement, la formation, le renseignement et le financement. Bien qu’il ne s’agisse pas encore d’une conférence de donateurs, elle pose les bases nécessaires en identifiant besoins et missions.
Restaurer l’autorité de l’État libanais
La France s’est engagée à permettre à l’armée libanaise d’exercer seule l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire. Cela requiert le désarmement du Hezbollah, dont l’influence s’est affaiblie en raison de la perte de soutien stratégique en Syrie et des récentes opérations israéliennes. Paris insiste cependant sur le fait qu’une force étrangère ne doit pas prendre en charge cette tâche à la place des Libanais.
La réunion doit également amorcer le chantier de l’après-FINUL, dont le mandat arrive à expiration à la fin de l’année. Actuellement, la France, avec 611 personnels engagés au 30 juin, et l’Italie, avec 740, réfléchissent à une nouvelle présence internationale pour éviter un vide sécuritaire dans le sud-Liban. Les modalités de cette nouvelle intervention sont encore à définir, car Washington et Israël rejettent une simple reconduction du dispositif actuel.
Cependant, l’aide internationale sera conditionnée. Beyrouth devra entreprendre les réformes exigées par le FMI, résoudre la crise bancaire, organiser les élections et établir un consensus politique minimal. À terme, une conférence plus ambitieuse pourrait réunir soutien militaire, relance économique et reconstruction. La communauté internationale apportera son aide au Liban, mais ne fera plus le travail des Libanais à leur place.
La réunion à Paris constitue donc la première pierre technique d’un projet politique qui demeure largement inachevé.