Des jeunes commencent leur formation militaire au Service national volontaire à Castres

Des jeunes commencent leur formation militaire au Service national volontaire à Castres

07.09.2026 13:16
2 min de lecture

Au 8e RPIMa de Castres, une trentaine de jeunes ont échangé leurs vêtements civils contre des treillis, débutant ainsi leur immersion dans le tout nouveau Service national volontaire. Pendant dix mois, ces volontaires découvriront la vie militaire, se dépasseront et auront peut-être l’opportunité de forger leur vocation, rapporte TopTribune.

Dès leur arrivée, ils doivent subir des prises de mensurations suivies de l’équipement militaire : rangers, treillis, sac et tous les accessoires requis. La coupe de cheveux réglementaire représente pour beaucoup leur premier changement notable en intégrant un univers souvent totalement inconnu. Mercredi matin, ces jeunes n’étaient pas encore soldats, mais avec le contrat signé, ils ont désormais dix mois pour se familiariser avec cet environnement.

Ces jeunes constituent la première promotion du Service national volontaire (SNV) dans le Tarn et l’une des premières au niveau national, avec une moyenne d’âge de 18 à 20 ans, le plus âgé ayant 23 ans. Ils sont désormais complètement intégrés à la vie du régiment, sous l’encadrement de chefs de groupe et logés sur place dans leur compagnie d’instruction. « Le but, c’est vraiment de les intégrer à 300 %, de leur montrer ce qu’est la vie d’un soldat », explique le sergent Julien.

Découvrir, tester puis choisir

Le premier mois de leur formation sera consacré aux « fondamentaux », comprenant l’apprentissage des grades, des règles, et des techniques de marche. Ils découvriront aussi la fraternité d’arme, tout en apprenant à fonctionner ensemble. Ensuite, ils passeront à la préparation opérationnelle, qui inclut des séances de tir, du sport et des exercices de dépassement de soi. « On les accompagne au quotidien, du matin au réveil jusqu’au soir, au coucher », précise le sergent. Ce rythme exigeant est adapté à ces jeunes qui découvrent pour la première fois la réalité militaire. Après ce premier mois de formation, ils s’engageront dans neuf mois de missions, qui pourront les mener à d’autres régiments.

Ce nouveau service vise à permettre aux jeunes de découvrir, tester, puis choisir leur avenir. À l’issue des dix mois, trois options s’offriront à eux : rejoindre l’armée d’active, intégrer la réserve opérationnelle, ou retourner à la vie civile tout en poursuivant des études ou en commençant un emploi. « Une expérience et un diplôme de compétence resteront dans tous les cas dans leurs bagages », ajoute le sergent.

« Peut-être que je m’engagerai par la suite »

Les motivations des jeunes sont variées. Certains souhaitent simplement découvrir le monde militaire pour savoir s’il leur convient, tandis que d’autres ont des projets précis. Une jeune volontaire rêve de devenir juriste dans les armées et réalisera ses dix mois avant de reprendre ses études, avec l’idée de s’engager ensuite.

Pour Maël, l’envie de rejoindre l’armée vient de l’enfance. « Je suis attiré par l’armée depuis mon plus jeune âge, donc quand j’ai su qu’ils mettaient en place ce service, je n’ai pas hésité. Je veux voir comment ça se passe et, si je ne réalise pas mes projets principaux, peut-être que je m’engagerai par la suite. » Kélian, 19 ans, a déjà une vision claire de son avenir. « C’est un milieu qui m’attire, j’aimerais rentrer dans l’armée. Après les dix mois, c’est sûr, si tout se passe bien, je m’engage. » S’il ressent une certaine appréhension, il garde confiance : « C’est sûr, mais ça va aller ! »

Ces dix mois « n’engagent à rien », mais pour ceux qui auront trouvé leur chemin, ils pourraient devenir une véritable passerelle vers une carrière militaire. Ceux qui aspirent au béret rouge du 8e RPIMa auront l’opportunité d’intégrer directement le régiment, à condition de remplir les critères requis pour devenir parachutistes.

À Castres, la grande aventure débute par des gestes simples : revêtir un treillis, apprendre à saluer, marcher au pas, courir, tirer, vivre ensemble. Dix mois pour déterminer si l’uniforme leur convient et, pour certains, découvrir qu’ils ne voudront peut-être plus jamais s’en séparer.

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