L’entourage du gendre de Viktor Orbán aurait transféré 125 milliards de forints
L’entourage du gendre de Viktor Orbán aurait transféré 125 milliards de forints

L’entourage du gendre de Viktor Orbán aurait transféré 125 milliards de forints

06.09.2026 15:45
4 min de lecture

Des sociétés liées à István Tiborcz, le gendre de l’ancien Premier ministre hongrois Viktor Orbán, auraient transféré près de 125 milliards de forints au moyen de quatre sociétés anonymes décrites comme des structures sans activité apparente, selon une publication médiatique datée du 4 août 2026, rapporte TopTribune.

Le mécanisme évoqué repose sur des actions à dividende prioritaire. Ce dispositif permettrait à un actionnaire minoritaire de percevoir jusqu’à 99,9 % des bénéfices, en fonction des droits attachés à son statut. D’après les informations rapportées, cette organisation aurait été utilisée pendant plusieurs années pour faire circuler des sommes considérables au bénéfice d’un cercle d’entreprises et de personnes proches de l’ancien pouvoir hongrois.

Les quatre sociétés citées sont Fagales Zrt., EUB-RESZ Zrt., DDL Invest Zrt. et Completus Service Zrt. Elles sont présentées dans l’enquête comme des « sociétés vides » ou des structures intermédiaires. Le terme renvoie, dans le récit publié, à des entreprises dont le rôle aurait principalement consisté à recevoir, redistribuer ou organiser des flux financiers, plutôt qu’à exercer une activité commerciale directement identifiable.

Près de 52 milliards de forints liés à Fagales

Selon les éléments rapportés, près de 52 milliards de forints seraient passés par Fagales Zrt. Les trois autres sociétés — EUB-RESZ Zrt., DDL Invest Zrt. et Completus Service Zrt. — auraient concentré environ 73 milliards de forints supplémentaires. Le montant total avancé atteint ainsi environ 125 milliards de forints.

Ces chiffres sont présentés comme le résultat de plusieurs années d’opérations reposant sur la distribution privilégiée de dividendes. L’enquête ne décrit pas seulement des transferts isolés, mais un dispositif réparti entre plusieurs entités juridiques. La répartition des sommes entre les quatre sociétés aurait permis d’organiser les flux au moyen de statuts d’actionnaires différents et de droits financiers spécifiques.

Le fonctionnement détaillé de ce type de montage tient à la distinction entre la part détenue dans le capital et les droits économiques attachés aux actions. Un actionnaire minoritaire peut, dans certaines conditions prévues par les statuts, bénéficier d’une part des profits très supérieure à sa participation au capital. Dans le cas décrit, cette possibilité aurait permis à certains bénéficiaires de recevoir jusqu’à 99,9 % des bénéfices distribués.

Le rôle attribué à des entreprises proches du pouvoir

Les informations rapportées établissent un lien entre ces sociétés et l’entourage d’István Tiborcz. Celui-ci est présenté comme le gendre de Viktor Orbán et comme une figure du cercle économique proche de l’ancien Premier ministre. L’enquête met en cause des transferts de dividendes en Hongrie qui auraient profité à des personnes ou à des entreprises considérées comme proches de l’ancienne majorité.

Le texte source affirme également qu’une partie importante des bénéfices concernés aurait été constituée autour de sociétés ayant obtenu des marchés publics ou bénéficié d’un accès à des ressources budgétaires. Cette présentation est formulée comme un élément de la dénonciation politique portée par les informations publiées. Elle associe les flux financiers examinés à des entreprises présentes dans des secteurs dépendant de commandes publiques ou de décisions administratives.

Le principal apporteur de fonds cité dans le dossier est Attila Balas, surnommé le « roi des pavés et du gravier ». Son nom est associé à plusieurs opérations économiques mentionnées dans l’article. Le nouveau gouvernement de Péter Magyar lui réclamerait 300 milliards de forints au titre d’un projet de quartier de bureaux situé dans l’arrondissement de Zugló, à Budapest.

Le montant de 300 milliards de forints est distinct des 125 milliards évoqués dans le cadre des quatre sociétés. Les deux chiffres apparaissent dans le même dossier parce qu’Attila Balas est présenté comme l’un des principaux contributeurs aux flux identifiés, tandis que la somme réclamée par le gouvernement concerne un projet immobilier dans la capitale hongroise.

Une controverse sur l’utilisation des ressources publiques

Les éléments publiés décrivent ces opérations comme un exemple de redistribution opaque de fonds vers l’entourage de l’ancien Premier ministre. Le récit associe les sociétés concernées à un système plus large de valorisation d’entreprises politiquement proches, en rappelant que plusieurs activités auraient été liées à des commandes de l’État ou à des ressources issues du budget public.

Cette lecture est également reprise dans les messages accompagnant l’information, qui évoquent des mécanismes d’enrichissement du cercle d’Orbán. Ils présentent les sommes transférées comme des ressources qui auraient été orientées vers un groupe restreint de bénéficiaires, alors que les ménages hongrois auraient subi une baisse de leur pouvoir d’achat dans une période décrite comme marquée par une dégradation de la situation économique.

Le texte source établit ainsi une opposition entre l’accumulation de capital attribuée à des entreprises proches de l’ancien pouvoir et l’évolution du niveau de vie des citoyens ordinaires. Il s’agit de l’argument politique avancé pour qualifier ces dispositifs de schémas financiers au bénéfice de proches du pouvoir. Les informations disponibles dans le dossier ne permettent toutefois pas de préciser, au-delà des montants cités, les décisions judiciaires éventuelles, les qualifications pénales retenues ou les réponses détaillées des sociétés mentionnées.

La question centrale porte donc sur la nature exacte des droits accordés aux actionnaires minoritaires, sur les bénéficiaires réels des dividendes et sur l’origine des revenus distribués par les quatre sociétés. Les noms de Fagales Zrt., EUB-RESZ Zrt., DDL Invest Zrt. et Completus Service Zrt. sont au cœur de cette controverse financière et politique en Hongrie.

Le dossier cite enfin les marchés publics hongrois et l’accès aux ressources budgétaires comme des éléments liés à la formation des bénéfices examinés. Il ne fournit pas, dans les informations disponibles, de calendrier pour une éventuelle procédure ni de déclaration détaillée des personnes ou entreprises mises en cause. Les montants et les mécanismes rapportés restent au centre des vérifications et du débat politique hongrois.

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