Une évacuation salvatrice au Népal
Le 26 août, au Népal, une crue dévastatrice a menacé la vie de 1 643 élèves de la Tribhuvan Trishuli Secondary School, entraînant leur évacuation orchestrée par le directeur Rajendra Dawadi. Grâce à une série d’alertes reçues par le directeur, les élèves et le personnel ont pu quitter l’établissement à temps, juste avant que la catastrophe ne frappe, rapporte TopTribune.
À 9 h 10, Rajendra Dawadi reçoit plusieurs avertissements préoccupants concernant une inondation imminente. Un parent, soucieux pour sa fille, l’informe d’une « grosse inondation » en approche. Ne perdant pas de temps, le directeur décide d’évacuer immédiatement les élèves, convaincu que la sécurité prime sur la présence en classe.
Les 900 élèves déjà sur place, accompagnés de leurs enseignants, se dirigent rapidement vers les hauteurs, tandis que les bus scolaires en route reçoivent l’ordre de faire demi-tour. En à peine dix minutes, la décision du directeur se transforme en un acte héroïque, permettant à tous de s’éloigner de la zone à risque.
Témoin de la catastrophe
Yunisha Amatya, âgée de 16 ans, se souvient de la panique à l’intérieur de l’école. Elle et ses camarades cherchent un chemin vers une colline, glissant sur un terrain boueux dans leur course effrénée. « Mes amis et moi avons survécu à dix secondes près », raconte-t-elle. Alors qu’elle se remémore ces instants, elle souligne que le marché voisin a été englouti sous les eaux en un clin d’œil.
Les dégâts causés par la crue
Peu après l’évacuation, la crue frappe l’école avec une force fulgurante, submergeant même le bâtiment du pensionnat situé à une centaine de mètres de la rivière. Le site où les élèves se trouvaient précédemment est désormais enseveli sous la boue et les débris. « Si nous n’avions pas pris une décision rapide, nous n’aurions pas pu vous parler aujourd’hui », déclare le directeur, manifestant sa fierté d’avoir préservé plusieurs vies.
Evacuations difficiles
Les élèves, après avoir trouvé refuge sur les hauteurs, se retrouvent coincés en raison des routes impraticables. Une partie des rescapés doit attendre deux nuits avant que les secours puissent les atteindre. Rajendra Dawadi et Yunisha, vivant de l’autre côté de la rivière, sont finalement évacués par hélicoptère.
Des proches distraits par l’incertitude
Pour les familles, l’attente est déchirante. Les communications sont interrompues par la catastrophe et le père de Yunisha, Yubaraj Amatya, parcourt les rues jusqu’à l’école, découvrant un marché submergé. Craignant le pire, il réussit finalement à joindre sa fille, le soulagement le submergeant quand il entend sa voix au téléphone. « J’ai fondu en larmes », confie-t-il, reconnaissant que la rapidité de l’évacuation a sauvé des vies.