Le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, a fait face à une controverse après avoir minimisé l’impact de la récente canicule qui a frappé la France. Lors d’une interview avec Darius Rochebin sur LCI, il a déclaré que le gouvernement avait dû faire face à une motion de censure des partis écologistes et de La France Insoumise (LFI) en raison des conditions climatiques extrêmes. Toutefois, il a ensuite tenté de tempérer ses propos, affirmant qu’il ne voulait pas « minimiser la violence de la canicule, ni ces victimes, ni son impact sur le système sanitaire », rapporte TopTribune.
La réaction a été immédiate, notamment de la part de Marine Tondelier, présidente des Verts, qui a qualifié la déclaration de Lecornu d’« extrêmement grave » sur la plateforme X. Elle a rappelé que la motion de censure, déposée début juillet en raison de ce qu’elle décrit comme l’« impréparation » et la « gestion calamiteuse des canicules », avait été rejetée peu après.
LFI grince des dents
La France Insoumise a également exprimé sa colère. Le député Manuel Bompard a rappelé sur X que cette canicule avait causé plus de 7 000 morts, attribuant ce bilan à l’« impréparation totale » du gouvernement. Thomas Portes, un autre député de LFI, a également critiqué la légèreté du Premier ministre, considérée comme une « honte absolue » face à la situation. Les responsables politiques redoublent donc d’efforts pour mettre en lumière la nécessité d’une réponse plus adaptée aux défis posés par le changement climatique et ses conséquences sur la santé publique.