
« Les enfants ont besoin d’être responsabilisés », d’après la psychologue Claire Cheung-Montabone
Une préoccupation grandissante parmi les parents face à la montée de l’insécurité a été exprimée par la psychologue Claire Cheung-Montabone. Elle souligne que « l’angoisse, c’est quelque chose qui se déclenche quand on n’a pas de prise sur un risque identifié. Quand on lâche son enfant dans la nature, on sait très bien qu’on ne sera pas là en cas de danger », rapporte TopTribune.
Cheung-Montabone, dont le cabinet est situé à Tassin-la-Demi-Lune, appelle toutefois les parents à reconnaître qu’ils ne sont pas seuls face à cette inquiétude. « Les parents d’aujourd’hui se sentent assez seuls avec leurs peurs, comme s’il n’y avait pas d’autre relais autour d’eux. Je crois qu’au fond, il y a un manque de sécurité du lien social », souligne-t-elle.
Un risque que « le message à l’enfant [soit] qu’il est en insécurité »
Elle admet que l’utilisation d’un traceur pour géolocaliser un enfant pourrait apaiser les parents les plus inquiets. Cependant, elle met en garde contre le risque que cette pratique transmette « le message à l’enfant qu’il est en insécurité et qu’il n’est pas capable de s’en tirer tout seul ».
« Je crois que les enfants ont besoin d’être responsabilisés, mais aussi qu’on leur fasse confiance sur leurs capacités à se sortir de situations dangereuses », affirme-t-elle, rappelant l’exemple d’une adolescente qui, en mai dernier, s’était réfugiée dans une boulangerie à Craponne après avoir été suivie par un homme en voiture.
La psychologue souligne également l’importance de l’apprentissage des sports de combat pour les jeunes. « Ça leur permet d’apprivoiser le contact physique. Les personnes malintentionnées comptent sur la vulnérabilité de la personne et sur son incapacité à réagir », conclut-elle.