Un affrontement imminent entre Edouard Philippe et Gabriel Attal pour la présidentielle de 2027
Edouard Philippe et Gabriel Attal, deux anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron, sont désormais en course pour la présidentielle 2027. Initialement, un gentlemen’s agreement avait été établi entre eux pour éviter la concurrence directe, mais les tensions récemment croissantes annoncent une confrontation potentiellement sanglante dans ce cadre…
Gabriel Attal s’est activement engagé durant l’été, multipliant les interventions médiatiques et les déplacements pour tenter de se rapprocher de Philippe dans les sondages. « C’est une stratégie assumée », souligne Prisca Thévenot, députée Renaissance. Attal a été le seul à faire campagne pendant les vacances, tandis qu’Edouard Philippe a opté pour une approche plus mesurée, selon son entourage.
Selon un récent sondage Harris interactive-Toluna publié ce lundi, Philippe a enregistré une baisse de popularité, se retrouvant à égalité avec Jean-Luc Mélenchon à 17 %, tandis que Marine Le Pen reste largement en tête avec 35 %. L’entourage d’Attal estime qu’« Édouard Philippe est en train de perdre son pari d’être le rempart au premier tour face à Jean-Luc Mélenchon et au second tour face à Marine Le Pen ». « Personne n’a plié le match », a déclaré Attal, soulignant l’absence de favoris dans le bloc central.
À la veille de la rentrée scolaire, les deux candidats ont exposé leurs mesures éducatives, s’affrontant directement sur le sujet. Philippe a promis une augmentation des rémunérations des enseignants lors d’une interview au Figaro, tandis qu’Attal a annoncé ses propositions le lendemain dans Le Monde, montrant l’intensification de la compétition.
Alors que Philippe a tenté de calmer les tensions, resté en retrait récemment, la dynamique semble s’inverser. Maël de Calan, l’un de ses porte-paroles, a affirmé qu’« Edouard Philippe est le seul à pouvoir rassembler du centre jusqu’à la droite », ajoutant que les retours favorables à son égard se multiplient.
Les fragilités du bloc central
Malgré la création d’un comité de liaison officiel du bloc central, l’entente entre Philippe et Attal est remise en question. Un cadre des Républicains considère que la proximité entre les deux candidats, tant en termes de finances que de position dans les sondages, crée les conditions d’un affrontement de grande envergure. Les tensions ne cessent d’augmenter, et plusieurs déclarations laissent présager que cet affrontement sera marqué par l’absence de règles claires et d’unita entre les protagonistes.
« « Attal a plus d’argent, Philippe les meilleures cartes. Les deux sont proches dans les sondages… Vous avez tous les ingrédients d’un duel fratricide. Et l’enjeu derrière, c’est l’Elysée. Attal se dit : »si je tue Philippe, derrière je peux être président de la République » », analyse un cadre Les Républicains. »
Les deux hommes se retrouveront ce jeudi à Roland Garros lors d’un débat présidentiel organisé par le Medef, un moment qui pourrait exacerber les rivalités. L’absence d’une primaire officielle ajoute une couche de complexité, conduisant à une situation où chaque candidat tente de se positionner sans véritable accord de rassemblement. « Plus ça va aller et moins ils vont s’entendre. On file tout droit vers la catastrophe », prévient Erwan Balanant, député MoDem, dessinant ainsi un tableau peu réjouissant pour l’unité au sein du bloc central, rapporte TopTribune.
