L'Ehpad Granvelle à Besançon sans personnel durant une nuit : des familles se mobilisent pour des explications

L’Ehpad Granvelle à Besançon sans personnel durant une nuit : des familles se mobilisent pour des explications

19.08.2026 21:17
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Un Ehpad privé de personnel durant une nuit critique à Besançon

Les proches des résidents de l’Ehpad Granvelle à Besançon (Doubs) sont en émoi après qu’aucun membre du personnel n’ait été présent durant la nuit du 8 au 9 août. Cet incident a conduit à la formation d’un collectif de familles qui exige des explications et pourrait envisager un dépôt de plainte, rapporte TopTribune.

Cette situation a soulevé d’importantes préoccupations quant à la sécurité des résidents, notamment en cas de besoin urgent, comme un incendie ou un malaise. Près d’une centaine de personnes étaient hébergées dans l’établissement lors de cet événement, laissant les familles très inquiètes.

Selon le collectif, des résidents auraient été forcés de passer plusieurs heures, voire toute la nuit, dans leurs fauteuils roulants, habillés mais sans changements de protections. Le collectif a expédié une lettre à la direction le 12 août pour exprimer leur indignation.

La colère des familles est d’autant plus forte que l’établissement accueille deux unités pour les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de pathologies similaires, soulignant l’impératif d’une vigilance constante.

Réaction de la direction face aux accusations

La directrice de l’Ehpad a expliqué dans un email daté du 11 août que les professionnels censés assurer le service de nuit n’ont pas pris leur poste. Elle a qualifié la situation d’« exceptionnelle » et a affirmé que des mesures avaient été prises pour sécuriser l’organisation de l’établissement. Néanmoins, cette réponse n’a pas apaisé les inquiétudes des familles, qui dénoncent un « sous-effectif chronique » et la détérioration des conditions de vie au sein de l’établissement.

« C’est un établissement plutôt haut de gamme quand on le visite. Mais il n’y a que l’enveloppe qui est belle », a déclaré le fils d’une résidente, soulignant l’écart entre les attentes et la réalité. Les tarifs s’élèvent à environ 3 500 euros par mois, ce qui pose la question de la qualité des services fournis.

Face à cette grave situation, le collectif a également contacté l’Agence régionale de santé (ARS) et s’apprête à porter l’affaire devant la justice pour que les circonstances de cette nuit soient examinées en profondeur.

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