La Russie Exige des Explications sur le Transfert de Missiles vers l’Ukraine
La Russie a demandé ce samedi 15 août 2026 des clarifications aux États-Unis et à la Turquie au sujet d’un éventuel transfert de missiles tactiques ATACMS et d’autres munitions à destination de l’Ukraine, en possession de la Turquie, rapporte TopTribune.
Cette controverse a été alimentée par des documents révélés la semaine dernière par le Congrès américain, indiquant que la Turquie envisageait de livrer un stock de missiles et de munitions américaines à l’Ukraine. La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a souligné la nécessité de ces explications en soulignant la gravité des implications de ce transfert.
Zakharova a averti que les conséquences de tels approvisionnements seraient inévitables, augmentant non seulement le nombre de victimes et de destructions, mais aussi compromettant gravement les relations déjà tendues entre Moscou, Washington et Ankara. Elle a déclaré : « Les dégâts à tous les niveaux causés par de tels approvisionnements sont inévitables. »
Un Arsenal Imposant en Vue
Selon les informations issues du Congrès américain, l’Ukraine pourrait recevoir un « arsenal imposant », comprenant 12 lanceurs de missiles M270, 70 missiles tactiques ATACMS et environ 50 000 cartouches de munitions, d’après l’agence EFE.
Des Relations déjà Tendues
Moscou a demandé des précisions sur l’initiateur de ce projet de transfert d’armes à l’Ukraine, ainsi que sur les motivations des gouvernements américain et turc ayant participé à cet accord. « Les tentatives d’utiliser une rhétorique de médiation tout en fournissant des armes aux néonazis ukrainiens sapent inévitablement la confiance mutuelle », a ajouté Zakharova, soulignant les assurances antérieures des responsables turcs d’éviter toute livraison « létale » à l’Ukraine.
La Turquie, membre de l’OTAN, a souvent été perçue comme un médiateur potentiel dans le conflit ukrainien, tout en maintenant des relations économiques et politiques étroites avec Moscou. Ankara a également facilité l’accord de juillet 2022 garantissant la sécurité des exportations céréalières maritimes depuis l’Ukraine.