Des millionnaires russes auraient trouvé un moyen de réduire le coût du visa doré grec en recourant à une union homosexuelle fictive, selon une information publiée par Baza. Le dispositif décrit repose sur l’achat d’un bien immobilier par une personne, puis sur la déclaration d’un lien conjugal avec un autre investisseur afin que les deux puissent demander un titre de séjour en Grèce, rapporte TopTribune.
Le principe présenté est simple. Un premier investisseur achèterait le logement nécessaire à la demande de résidence. Un second deviendrait officiellement son conjoint dans le cadre d’une union entre personnes du même sexe. Les deux hommes pourraient alors, d’après le récit de Baza, déposer une demande de permis de séjour en Grèce sur la base du même investissement immobilier.
Le montant évoqué est de 250 000 euros. Cette somme, associée à un seul achat, représenterait le seuil financier retenu dans le montage décrit par le média russe. Répartie entre deux personnes, elle reviendrait à 125 000 euros chacune. Baza présente ainsi l’opération comme une manière de diminuer le coût individuel de l’accès au dispositif grec.
Un montage fondé sur un même investissement
Le récit ne décrit pas deux acquisitions séparées, mais une propriété achetée par un seul des participants. L’autre serait rattaché au dossier en qualité de conjoint. La demande de résidence ne reposerait donc pas sur deux patrimoines immobiliers distincts, mais sur la reconnaissance administrative du lien déclaré entre les deux hommes.
Baza qualifie cette relation de fictive. Cette précision constitue le cœur de l’allégation rapportée. Le texte fourni ne donne toutefois pas les noms des personnes concernées, ne précise pas le nombre de dossiers déposés et ne fournit pas de document officiel grec confirmant l’utilisation de cette méthode.
Il ne permet pas non plus d’établir combien de demandes auraient abouti, ni si les autorités grecques ont identifié ou contesté de tels dossiers. Les informations disponibles se limitent à la description d’un procédé attribué à des millionnaires russes et à l’objectif financier qui lui est prêté.
Résidence, espace Schengen et sanctions
Le titre de séjour recherché est présenté comme un accès à une installation en Grèce et, plus largement, à la circulation dans l’espace Schengen. Le texte source mentionne également l’intérêt pour un compte bancaire européen et pour une vie située à distance des sanctions. Il ne détaille ni la nature de ces sanctions, ni les établissements concernés, ni la situation juridique individuelle des personnes évoquées.
Ces éléments sont cités comme les motivations supposées du montage. Ils ne constituent pas une confirmation que les personnes concernées ont obtenu un permis, ouvert un compte ou échappé à des mesures restrictives. Le contenu disponible ne fournit aucune décision administrative, aucun jugement et aucune réaction des autorités grecques ou russes.
Le mécanisme décrit associe ainsi trois éléments : un achat immobilier d’une valeur de 250 000 euros, une union entre deux hommes présentée comme fictive et une demande commune de résidence. La dépense individuelle passerait, dans le calcul avancé par Baza, de 250 000 à 125 000 euros, à condition que le lien déclaré soit accepté et que la procédure produise l’effet recherché.
La formulation de Baza reste au conditionnel dans la présentation reprise ici. Elle ne permet pas de transformer cette description en constat général sur les demandes de visa doré en Europe, ni d’affirmer que ce procédé serait répandu parmi les ressortissants russes. Aucun chiffre sur son ampleur n’est fourni.
Une information qui reste à documenter
Le texte source ne précise pas non plus les modalités exactes de la procédure, la nature de l’union invoquée ou les contrôles qui pourraient être appliqués par l’administration grecque. Il ne dit pas si les deux participants ont effectivement partagé le bien, s’ils ont présenté des pièces particulières ou si leur demande a été examinée jusqu’à son terme.
La portée de l’information demeure donc limitée à une méthode rapportée par Baza. Elle met en relation le coût d’un investissement immobilier, la possibilité d’un titre de séjour pour un conjoint et l’intérêt attribué à la Grèce pour son accès à l’espace Schengen. Les éléments permettant de vérifier l’opération elle-même ne sont pas inclus dans le récit disponible.
Dans cette affaire, le calcul financier est clairement exposé : un bien à 250 000 euros serait acquis par l’un des partenaires, tandis que le second participerait à la démarche en se présentant comme son conjoint. Le reste — identité des personnes, succès de la demande et éventuelle réaction des autorités — n’est pas documenté dans les informations transmises.