Alerte canicule : 21 départements du Centre et de l'Ouest passent en vigilance orange, portant le total à 43 avec des températures dépassant les 40°C.

Alerte canicule : 21 départements du Centre et de l’Ouest passent en vigilance orange, portant le total à 43 avec des températures dépassant les 40°C.

11.08.2026 07:56
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Météo-France a annoncé que 21 départements supplémentaires du Centre et de l’Ouest passeront en vigilance orange canicule à partir de mardi 11 août 2026 à midi, portant ainsi le total à 43 départements en alerte. Cette mesure inclut des zones déjà touchées depuis lundi et concerne une large portion de l’ouest, du centre et du quart sud-est du pays, rapporte TopTribune.

Les départements nouvellement affectés incluent le Finistère, l’Ille-et-Vilaine, la Loire-Atlantique, la Vendée, l’Indre-et-Loire, la Vienne, la Charente, l’Hérault, l’Aude et les Pyrénées-Orientales, rejoignant d’autres tels que l’Ain, l’Ardèche, le Var, le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône, le Rhône et la Corse. Selon Météo-France, la situation justifie une « vigilance particulière » en raison de l’intensité des conditions météorologiques.

Un pic attendu en milieu de semaine

Bien qu’un léger repli des températures ait été observé ce lundi, les prévisions indiquent un retour d’une forte chaleur dès mardi, marquant le quatrième épisode caniculaire de l’été 2026. À 15 heures lundi, des températures supérieures à 40°C étaient déjà enregistrées à Cogolin, dans le Var, tandis qu’Uzès et Orange dans le Gard et le Vaucluse affichaient plus de 35°C.

Pour mardi, il est attendu que toutes les zones concernées affichent des températures excédant 35°C, avec des sommets atteignant 39°C dans le Sud-Est. La nuit de mardi à mercredi, les températures minimales pourraient dépasser 20°C, notamment en Sud-Bretagne, dans le Maine, la Touraine, le Berry et la Bourgogne, ce qui laisse présager une chaleur persistante même durant la nuit.

À partir de mercredi, les températures continueront à être très élevées sur une grande partie du territoire, et une intensification est envisageable entre jeudi 13 et vendredi 14 août, avec des valeurs souvent comprises entre 35 et 39°C, et localement atteignant 40°C. Le pic de chaleur semble prévu vers le milieu de la semaine.

Un soulagement pourrait être attendu lors du week-end des 15 et 16 août, avec des orages potentiels en perspective. Un prévisionniste de Météo-France a cependant évoqué que si des baisses de température peuvent se confirmer, le retour d’orages reste à préciser.

Sécheresse, nappes et récoltes sous tension

Cette élargissement de la vigilance canicule survient alors que près de 70 % de la France métropolitaine est déjà sous restrictions d’usage de l’eau, selon le ministère de la Transition écologique. À la date du 9 août, tous les départements métropolitains étaient au moins en seuil de vigilance, avec 67 d’entre eux classés en situation de crise, le niveau le plus élevé, et 21 en alerte renforcée.

Une réunion d’urgence du Comité d’anticipation et de suivi hydrologique est programmée pour mercredi 12 août à 14 heures. Concernant les nappes phréatiques, le Bureau de recherches géologiques et minières a dressé un bilan plus préoccupant que celui observé en 2025 lors d’une récente conférence de presse lundi. Bien que la situation était normale à la mi-mars, l’accélération de l’abaissement des niveaux a commencé début juin, conséquence du manque de précipitations et d’une demande accrue en raison des vagues de chaleur.

L’hydrogéologue David Ratheau a noté que 63 % des points de contrôle affichent désormais des niveaux en dessous des normales, tandis que 94 % des points avaient connu une baisse au mois de juillet.

Le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, s’exprimant lundi en Aveyron, a établi un parallèle entre la situation actuelle de sécheresse et celle de 1976. Dans un entretien avec franceinfo ce week-end, il a appelé à une action sans précédent de l’État, affirmant que la France faisait face à une catastrophe climatique d’une envergure inédite pour l’agriculture, et a souligné que les dispositifs d’assurance en place ne sauraient suffire à couvrir un tel niveau de sinistralité.

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