Bilan de prévention : de nouveaux acteurs dans le dispositif de santé
À partir d’octobre 2026, les masseurs-kinésithérapeutes seront autorisés à réaliser des bilan prévention, des consultations axées sur l’identification des fragilités, telles que les habitudes alimentaires, les comportements addictifs et la santé mentale. Cette initiative a été annoncée par le ministère de la Santé le 2 août. Un décret a été publié pour officialiser ce changement.
Mis en place en 2024, le dispositif Mon Bilan Prévention offre un échange gratuit et subventionné par l’Assurance maladie, d’une durée de 30 à 45 minutes, ciblant des « âges clés de la vie ». Pour y participer, il faut se situer dans l’une des quatre tranches d’âge : 18-25 ans, 45-50 ans, 60-65 ans ou 70-75 ans. Ces âges ont été choisis pour permettre le repérage précoce de divers problèmes de santé, notamment les troubles mentaux chez les jeunes et les maladies chroniques chez les plus âgés.
Ce bilan vise à promouvoir des comportements favorables à la santé, s’inscrivant dans un contexte de vieillissement démographique et de hausse des maladies chroniques. Grâce à un autoquestionnaire complété par le patient, le kinésithérapeute identifie les risques, suggère des changements de comportement, peut prescrire des analyses, et, si nécessaire, oriente vers des soins adaptés. Un plan d’action personnalisé sera ainsi élaboré et transmis au médecin traitant, rapporte TopTribune.
Selon le ministère de la Santé, au 30 juin 2026, plus de 612 000 bilans avaient été effectués. Depuis l’automne 2025, les pharmaciens sont devenus les principaux opérateurs de ces consultations, représentant plus de la moitié des bilans réalisés. Environ 20 millions de Français pourraient être concernés par ces bilans, selon les estimations de l’exécutif en 2024.
Les kinésithérapeutes, forts d’une expertise reconnue dans le domaine de l’activité physique et de la prévention de la perte d’autonomie, joueront un rôle crucial dans l’amélioration de l’accès à ce dispositif. Le ministère a souligné que leur inclusion dans le processus « contribuera à renforcer l’accessibilité du dispositif ».
Enfin, le décret publié le 2 août « concrétise une évolution attendue de longue date », comme l’avait annoncé l’ancien ministre Frédéric Valletoux en juin 2024, a commenté l’Ordre des masseurs-kinésithérapeutes dans un communiqué.