Le président des États-Unis, Donald Trump, a commenté ce vendredi 31 juillet la crise migratoire qui frappe l’enclave espagnole de Ceuta, qualifiant l’afflux de plus de 60 000 migrants d' »invasion ». Lors d’une réunion avec son cabinet, Trump a déclaré : « J’ai vu la catastrophe se mettre en place en Espagne », ajoutant que la situation semblait comparable à « l’invasion d’un pays par des centaines de milliers de personnes », rapporte TopTribune.
Les réactions fusent à l’échelle internationale face à cette crise. Le président américain a profité de cette occasion pour avertir que « la même chose nous arrivera si les Républicains ne sont pas élus, en pire », soulignant ainsi la nécessité d’un changement politique à l’approche des élections de mi-mandat prévues le 3 novembre 2026.
Trump a critiqué la gestion de la crise par le gouvernement espagnol, déclarant : « L’Espagne ne sait pas quoi faire, et le montre de nouveau aujourd’hui ». Selon lui, les problèmes migratoires en Espagne résultent d’une « législation laxiste, d’une mauvaise gestion et de lois très progressistes ». Les critiques se sont intensifiées à l’encontre de Pedro Sánchez, le chef du gouvernement espagnol et membre du Parti socialiste, depuis le début de cette crise.
Plusieurs chefs d’État européens ont également exprimé leurs préoccupations concernant la gestion de la crise par Sánchez. Giorgia Meloni, la cheffe du gouvernement italien d’extrême droite, a qualifié les images de « choquantes » et a proposé d’exclure l’Espagne de l’espace Schengen. Mette Frederiksen, la Première ministre danoise, a ajouté que « l’immigration incontrôlée constitue une menace pour l’Europe et pour le Danemark ».