Une vidéo montrant un homme tenant des propos racistes avec un micro de BFMTV a circulé sur les réseaux sociaux depuis le jeudi 30 juillet. La chaîne déclare que ce film a été tourné sans son autorisation après un direct et condamne fermement ces incidents, rapporte TopTribune.
La polémique ne fait qu’enfler pour BFMTV. Tournée dans un lieu inconnu, probablement en Gironde au vu de la végétation, cette vidéo montre plusieurs individus riant pendant qu’un homme, vêtu d’un treillis militaire, exprime des propos à caractère raciste face à la caméra. Il a saisi le microphone de BFMTV et a imité un journaliste, énonçant des déclarations haineuses.
Dans cette séquence, l’individu déclare : « On était en train de dire que pour les incendies, vous pouvez y aller, il n’y a pas un Noir pas un Arabe. Pas un seul ! », avant de s’adresser à une autre personne présente qui acquiesce, bien que ses paroles deviennent inaudibles par la suite.
Réactions indignées
Les réactions politiques ont rapidement afflué. Youssef Aqira, conseiller municipal affilié à LFI, a été l’un des premiers à commenter, dénonçant « le niveau de racisme qui ronge le pays ». Le député Thomas Portes a, pour sa part, réagi sur son compte X en se bornant à un tweet incendiaire : « À vomir ». Il a ensuite souligné que « le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit », et a demandé à la procureure de la République « d’ouvrir immédiatement une enquête pour incitation à la haine ou à la discrimination raciale ».
En réponse à cette polémique, les autorités de la chaîne BFMTV ont émis un communiqué dans l’après-midi, clarifiant que cette séquence n’avait jamais été tournée, produite ni diffusée par la chaîne sur aucun de ses supports. BFMTV explique que l’enregistrement a été réalisé après un direct, sans autorisation, par des individus ayant pris le microphone à des fins privées. La chaîne a exprimé sa condamnation la plus ferme des propos tenus et a indiqué se réserver le droit d’engager des poursuites judiciaires si nécessaire.
Soutien des syndicats
Plus tard dans la journée, le syndicat SNJ BFM a également pris la parole sur les réseaux sociaux pour dénoncer ces propos racistes et offrir son soutien à ses collègues journalistes, ajoutant son indignation face aux événements survenus.