La Fin de Saison de la Formule 1 Menacée par l’Instabilité au Moyen-Orient
La fin de saison de la Formule 1 est mise en péril avec le renouvellement des bombardements au Moyen-Orient ce mercredi 29 juillet. Les deux derniers Grands Prix étaient initialement prévus au Qatar et à Abou Dhabi, mais la tension géopolitique exacerbée par la guerre entre les États-Unis et l’Iran, ainsi que les conflits d’Israël avec ses voisins, soulève de vives inquiétudes sur la sécurité des événements dans ces régions, rapporte TopTribune.
La Formule 1 devra prendre une décision dans les semaines à venir concernant le maintien des courses. Le directeur de la F1 a exprimé, lors d’une déclaration faite le même jour, que la priorité serait de conclure la saison en Europe si la situation au Moyen-Orient ne s’améliore pas. « Nous ne pouvons pas aller ailleurs », a déclaré Stefano Domenicali, soulignant que l’instabilité actuelle pourrait contraindre les pilotes et les équipes à abandonner les courses prévues dans le Golfe.
« Nous prendrons une décision au moment opportun. Ce ne sera pas avant la mi-septembre (…) Mais évidemment, si la situation ne s’est pas éclaircie comme nous l’espérons, nous prendrons une décision. Il existe plusieurs possibilités sur la table », a également ajouté Domenicali, tout en évitant de faire des promesses trop hâtives.
Des Annulations Répétées
Il convient de noter que les Grands Prix programmés en avril, notamment ceux de Bahreïn et d’Arabie saoudite, avaient déjà été annulés en mars en raison de la guerre qui fait rage dans la région. Bien que le rendez-vous en Arabie saoudite n’ait pas été remplacé, la course initialement prévue à Bahreïn a été transférée en Malaisie et se déroulera le week-end des 3 et 4 octobre, a indiqué Formula One Group ainsi que la FIA.
Actuellement, le Qatar est censé accueillir l’avant-dernier Grand Prix de la saison (28-29 novembre), suivi d’Abou Dhabi une semaine plus tard. Des rumeurs ont circulé concernant la possibilité d’organiser une course supplémentaire sur le circuit des Amériques à Austin, au Texas, ou un deuxième Grand Prix à Las Vegas. Toutefois, Domenicali a tranché, affirmant : « Nous ne disputerons pas une autre course aux États-Unis », afin de préserver l’intégrité de l’événement de Las Vegas, qui n’a été introduit qu’en 2023 et est encore en phase de croissance.
Bien qu’aucune option spécifique n’ait été révélée, le circuit d’Imola, qui a été retiré du calendrier cette année, pourrait être considéré pour accueillir la dernière course de la saison. Les circuits de Portimao (Portugal) et d’Istanbul (Turquie), dont les travaux d’aménagement sont prévus jusqu’en 2027, semblent peu susceptibles d’être réintroduits à court terme. En parallèle, le Championnat du monde d’endurance (WEC) a déjà transféré ses deux dernières courses, prévues au Qatar et à Bahreïn, vers Barcelone et Monza, une tendance qui pourrait également influencer le calendrier de la F1, discipline phare du sport automobile.