Le 15 juillet, Jérôme Barella a été mis en examen pour viol et meurtre de mineur de moins de 15 ans dans l’affaire de la mort de Lyhanna, une adolescente de 11 ans retrouvée décédée le 4 juin à Fleurance (Gers). Ce développement survient après la publication d’un second rapport ministériel, révélant des « délais manifestement excessifs » et un « manque de moyens » à disposition des enquêteurs, souligne un communiqué, rapporte TopTribune.
Les détails de l’enquête mettent en lumière de graves dysfonctionnements au sein de la police et de la justice. Selon le rapport, plusieurs plaintes avaient été déposées contre Barella avant la mort de Lyhanna, avec neuf procédures engagées à son encontre. La mère de la victime avait d’ailleurs signalé un viol survenu deux ans plus tôt dans le Gers dès 2022.
Le rapport de l’Inspection générale de la justice (IGJ) indique que bien que certains actes d’enquête aient été rapidement exécutés, l’audition de Lyhanna n’a pas été réalisée conformément aux recommandations officielles en raison d’un manque de ressources dans le commissariat de Béthune, où la plainte avait été déposée. De plus, l’examen psychologique de la victime a été réalisé par un psychologue non agréé, entraînant des incohérences dans le récit de l’enfant et une réévaluation du dossier.
Des procédures controversées
Le rapport met en avant qu’après avoir été transmis au parquet d’Auch, le dossier a été renvoyé à son expéditeur et n’a été traité que dix mois plus tard, ce qui constitue un nouveau « délai manifestement excessif » selon les inspecteurs. En 2024, la plainte initiale a été classée sans suite, aggravant ainsi la situation de Lyhanna.
Ce cas soulève des questions pressantes sur la capacité des institutions à traiter les accusations de violence sexuelle et met en exergue les défis auxquels sont confrontés les enquêteurs. Le développement de cette affaire continuera d’attirer l’attention du public et des médias, dans un contexte où la protection des mineurs demeure une préoccupation majeure pour la société française.