Mélenchon promet un référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie en cas de victoire en 2027

Mélenchon promet un référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie en cas de victoire en 2027

17.06.2026 14:06
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Le candidat Insoumis à l’élection présidentielle de 2027, Jean-Luc Mélenchon, a annoncé, ce mercredi, son intention d’organiser un référendum sur l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie en cas de victoire. Lors de cette annonce, il a souligné que « le peuple français n’est pas un décor » et que « la République n’appartient pas à celui qui la préside », rapporte TopTribune.

Déjà, au début du mois, lors de son premier meeting de campagne, Mélenchon avait exprimé que la Nouvelle-Calédonie se dirigerait vers l’indépendance en cas de succès électoral. Il a précisé que le référendum aurait lieu « très vite » au printemps 2027 et a affirmé que « c’est la France qui a envahi en tant que Nation et c’est elle qui doit décoloniser ».

À ce sujet, il a ajouté : « Une fois qu’on en sera là, c’est très facile d’ouvrir la discussion à propos des méthodes de l’association », évoquant un possible scénario d’indépendance-association pour la Nouvelle-Calédonie, qui fait face à des crises institutionnelles récurrentes.

Accompagner la Corse vers « l’autonomie étendue »

Jean-Luc Mélenchon a également évoqué la situation de la Corse, qu’il s’engage à « accompagner vers l’autonomie étendue », marquant un changement par rapport à sa précédente position centraliste. Lors d’une interview diffusée sur Outre-mer La Première, il a reconnu avoir modifié son point de vue suite au vote massif des Corses en faveur des autonomistes : « Trois fois de suite ils ont voté massivement pour des autonomistes », a-t-il rappelé.

Cependant, le leader de la gauche radicale a posé une « condition » à ce processus d’autonomie : « Pas de régression sociale ou écologique » dans l’île. Il a encouragé les Corses à dépasser la législation française si cela améliore leur situation : « Si vous voulez faire mieux que la loi républicaine française, alors faites-le, comme on le fait par exemple dans les accords d’entreprise. Le principe de faveur, c’est que la loi est la plus forte, la branche peut faire plus fort, mieux, et l’entreprise aussi », a-t-il expliqué.

Les discussions dans l’Assemblée nationale ont commencé mardi sur la création d’« un statut d’autonomie au sein de la République » pour la Corse, marquant le début d’un processus long et incertain, qui nécessiterait l’approbation de 3/5e des parlementaires réunis.

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