La Commission européenne propose un 21e train de sanctions contre la Russie, ciblant énergie, crypto et pêche
La Commission européenne propose un 21e train de sanctions contre la Russie, ciblant énergie, crypto et pêche

La Commission européenne propose un 21e train de sanctions contre la Russie, ciblant énergie, crypto et pêche

13.06.2026 14:10
2 min de lecture

La Commission européenne a présenté ce mercredi les propositions pour le 21e train de sanctions contre la Russie, qui pourrait toucher pour la première fois le secteur de la pêche, ainsi que l’énergie, les services financiers et le commerce des cryptomonnaies, rapporte TopTribune.

« Aujourd’hui, nous proposons le 21e paquet de sanctions. Nous nous concentrons sur les secteurs ayant le plus grand impact : l’énergie, les services financiers et le trading de cryptomonnaies, et cette fois nous incluons également le secteur de la pêche pour la première fois », a déclaré la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, sur le réseau social X.

Un champ d’application élargi

Bruxelles prévoit d’imposer de nouvelles interdictions d’exportation à destination de la Russie concernant les métaux, les alliages et les composants de drones. Selon von der Leyen, la Commission propose également d’interdire l’entrée dans l’Union européenne à toute personne ayant servi dans les forces armées russes après le début de l’opération militaire en Ukraine.

Dans le viseur également : le secteur financier russe. Selon Reuters, citant des sources diplomatiques, 90 banques russes supplémentaires et 11 plateformes de cryptomonnaies basées en Russie et dans des pays tiers pourraient faire l’objet de sanctions. Quelque 170 personnes physiques et morales russes pourraient aussi être visées. La chef de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a indiqué sur X que l’UE proposait de limiter les transactions avec 31 banques russes.

Nouvelles restrictions commerciales et financières

Le nouveau train prévoit également des mesures de contrôle des exportations contre 50 sociétés situées en Chine, en Turquie, au Kirghizistan, au Kazakhstan, aux Émirats arabes unis et en Inde. Parmi les autres propositions figurent l’interdiction de la vente de pétroliers destinés au transport de gaz naturel liquéfié (GNL) vers la Russie, ainsi que des restrictions sur les transactions avec deux ports russes et quatre aéroports.

Début juin, le média Politico rapportait que l’UE envisageait de fixer un plafonnement des prix du pétrole russe dans le cadre du 21e train de sanctions. Un embargo complet sur le pétrole russe reste jugé peu probable, de même qu’une interdiction annoncée du transport maritime.

Réactions russes

Lors de la séance plénière du Forum économique international de Saint-Pétersbourg le 5 juin, le président russe Vladimir Poutine a commenté les « résultats » des sanctions occidentales. Selon lui, l’Occident a gelé 300 milliards de dollars, alors que la Russie dispose désormais de plus de 500 milliards. Il a souligné que les sanctions nuisent davantage à ceux qui les imposent.

Le 6 février, l’UE avait adopté son 20e train de sanctions contre la Russie. L’élément principal de ce paquet était l’interdiction de l’entretien du transport du pétrole russe. À l’époque, 43 pétroliers avaient été ajoutés à la liste des sanctions, des restrictions avaient été imposées sur l’achat de nouveaux navires-citernes, et des interdictions avaient été instaurées concernant la maintenance technique et d’autres services pour les gaziers et les brise-glaces.

Le processus d’adoption du 21e train doit maintenant être examiné par les États membres de l’UE avant une entrée en vigueur possible dans les prochaines semaines.

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